Rencontre avec une artiste proche de la vie intérieure et de l’âme de ses œuvres

Nathalie Auzépy, est née avec dans son berceau, un patrimoine génétique artistique hors du commun. Une mère, Michèle Auzépy, pianiste compositrice et muse de Boris Vian, un père, Jean-Paul Sassy, metteur en scène de théâtre et de séries télévisées de renom. Voici un héritage sensoriel. Une bonne fée qui passait par là lui a saupoudré sur son landau, une poudre magique, qui donne le génie de tous les arts avec sa baguette magique … Depuis ce cadeau du Ciel, elle excelle en tout ce qu’elle touche : musique, danse, arts plastiques et sculptures ainsi que l’architecture d’intérieur.

Feuille de ville Paris mars 2015. Erable, hêtre, hêtre quartier, noyer, redgun, 1m x 45 cm. Nathalie Auzépy,

C’est sur la base de ce conte mystérieux, digne d’un autre temps, que Nathalie Auzépy a pris conscience du pouvoir de la puissance de l’enracinement des arbres dans notre terre nourricière… de cette force que nous offre la nature pour nourrir notre l’esprit. De la puissance de la sève qui monte de ses racines aux feuilles, du bruit du vent dans ses branches, qui crée une douce musique. D’une ombre de ce tronc ou de ses feuilles, qui nous ouvrent notre imaginaire, comme un nuage qui passe dans le ciel !  Nous avons tous besoin de vivre au contact de l’univers dans sa globalité, pour nous ressourcer… Pour connecter nos spiritualités intérieures à d’autres énergies. Pour que la couleur de notre âme rayonne à nouveau.  Et si l’on découvrait le territoire de cette artiste astrale ?   

Commençons dans les thèmes de ses œuvres, par caresser ses « Feuilles de villes ». Revenez en arrière dans votre jeunesse, un temps, où l’on séchait à l’automne, de grandes feuilles entre deux buvards… souvent en séchant, il ne restait plus que des nervures finement découpées. Nathalie Auzépy a transposé cet effet pour en faire les plans de trois capitales qui nous sont proches : Paris, Bruxelles et New York… avec leurs cœurs de vies … on s’aperçoit qu’ils sont comme une dentelle, comme une trame d’une toile d’araignée, qui nous capture quand nous nous aventurons dans son piège. Elle y a ajouté la brillance comme un miroir qui réfléchit notre image dans ses métropoles qui ont grandi à travers le temps, comme une feuille qui sort de son bourgeon…  La feuille est en morphologie végétale, l’organe spécialisé dans la photosynthèse chez les végétaux supérieurs… Petite anecdote complémentaire, l’arrière-grand-père de Nathalie se trouve être, Adolphe Alphand, cet ingénieur a été à l’origine des principaux parcs parisiens pendant les travaux dirigés par le Baron Haussmann…  Ne cherchons pas le chemin de son inspiration…  il est tout tracé.

Nathalie Auzépy et L'Arbre de Vie.
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Nathalie Auzépy et L'Arbre de Vie.
©Constance Viot

Les feuilles tombent des arbres, qui sont source de vie. Nathalie Auzépy a, dans un premier temps, conçu « L’arbre à l’Être ». Actuellement, elle présente dans son atelier de Belleville son « Arbre de Vie ». Une sculpture ? Un instrument de musique ? Ou les deux à la fois ! Un concept aux inspirations issues des traditions aborigènes, le Didferidoo, mais avec des sons transposés dans le monde des instruments à cordes et à percussions. Sa structure est en châtaignier provenant de la forêt de Brocéliande. Qui l’a touchée ? Merlin l’enchanteur, Lancelot du lac ou le Roi Arthur lui-même ? Imaginaire ou réelle ? Quand on vous dit que les fées se sont penchées sur son lit ! Entre ses branches, sont tendues des cordes reliées aux cellules piezzo qui vibrent sous des caresses aléatoires d’un ou plusieurs interprètes ! L’œuvre à une vocation d’être installée dans un lieu public pour que des néophytes puissent découvrir leurs talents musicaux ignorés...      

Troisième et dernière œuvre, LOIV, la déesse d’Amour et de fertilité, Femme sauvage et sacrée. On considère à ce jour que la plus ancienne sculpture du monde serait Vénus de Hohle, est également un symbole de la fertilité sacrée ! Les sculptures sont des symboles de l’ultime puissance féminine, prisonnière de son espace retenu et de sa métamorphose pour mieux s’en délivrer grâce à la pièce signée LOIV l’envol. LOIV la Sauvage, représente cette araignée qui nous a capturés dans son piège, pour nous vider de notre énergie. LOIV l’envol, tout est dit dans son titre, un envol, une ouverture de ses ailes comme un papillon, pour se libérer d’une armature qui l’empêchait de voler, comme l’arbre qui monte vers le ciel et déploie ses branches et feuilles vers la liberté du corps céleste…

Revenons sur terre pour évoquer le travail de Nathalie Auzépy coté architecte d’intérieur ; vous avez pu profiter en 2014 de ses talents d’artiste dans des vitrines du magasin Hermès avenue George V, autour du thème « Les Emanants, métamorphose singulière et poétique d’une nature extraordinaire »

À venir:
Du 10 au 19 juin 2016 : Parcours St Germain, Hôtel des Marronniers (Paris)
Du 8 au 26 juillet 2016 : Art Théoule 2016 (Théoule-sur-Mer)
Du 16 au 31 août 2016: Natures et féminin sacré, Pavillon Davioud (Paris)

N.A Studio
88, rue du Faubourg du Temple
75011 Paris  
www.nathalieauzepy.com

Exposition « Vibrations »
Entrée libre du lundi au vendredi, de 10h à 18h
Et sur rendez-vous au 01 42 76 98 10
(Hors période d'exposition à l'extérieur du studio)

La Sauvage, 2016, Châtaignier, inox poli miroir et inox brossé, 60 cm x 45 cm x 53 cm, par Nathalie Auzépy,
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La Sauvage, 2016, Châtaignier, inox poli miroir et inox brossé, 60 cm x 45 cm x 53 cm, par Nathalie Auzépy,
©DR

Article publié le 1 juin 2016

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