Raffinement nippon au restaurant Hoshino Resort de Kyoto

Maîtrise des cuissons, choix parfait des ingrédients, dressage ultra raffiné des assiettes, vous êtes au restaurant Hoshino Resort de Kyoto, avec aux manettes le chef Ichiro Kubota.

Les dressages minutieux se font à l'aide de baguettes.
Voir plus : cuisine japonaise

C’est à une trentaine de minutes du centre ville de Kyoto que se niche Hoshino Resort. « Niché » est un bon qualificatif. Il suffit de découvrir ces maisons traditionnelles posées à flanc de montagne, au bord de l’eau, en arrivant par la rivière d’Ôigawa. Ce petit village se veut le reflet du Japon authentique. Des Ryokans en l’occurrence, ces auberges japonaises au confort spartiate à l’origine, qui prennent ici un aspect très luxueux. Sans toutefois trahir les origines, les chambres se dotent ici d’une touche contemporaine pour améliorer le confort du client.

La sublime mise en bouche, tout en délicatesse.
Afficher la galerie
La sublime mise en bouche, tout en délicatesse.
©theveryfabulousmicheltanguy

Le restaurant de Hoshino Resort propose une cuisine « Kaizeki », entendez par là une succession de petits plats aux saveurs raffinées, dont le chef Ichiro Kubota maitrise parfaitement l’art. Installé au comptoir d’une salle à l’ambiance feutrée, vous dégusterez un ensemble de mets élégants et colorés, découverte savoureuse d’une cuisine nipponne emprunte de délicatesse et de précision.

Ce qui marque avant tout c’est la couleur et le soin apporté au dressage des mets. Fleurs, feuilles et herbes viennent dynamiser l’assiette et mettre en appétit. À l’image de notre cuisine française aujourd’hui, chaque plat est servi dans une faïence assortie afin de mieux encore valoriser la qualité et la fraîcheur des produits cuisinés.

La pureté du bouillon, le Dashi, grand art de la cuisine japonaise.
Afficher la galerie
La pureté du bouillon, le Dashi, grand art de la cuisine japonaise.
©theveryfabulousmicheltanguy

La mise en bouche est un modèle du genre : cube de tofu, crevette, langue d’oursin, pointe d’asperge verte et gelée délicate flattent déjà le palais. Puis vient une succession de bouchées en guise d’entrée : crevettes frites, gelée d’abalone (ormeau), irise cake (patate douce), etc. Alors, s’exprime tout l’esprit de l’art culinaire japonais avec la soupe de cabbage cake ; un bouillon magnifique, chou croquant, la subtilité des saveurs marines, le fumé du Shiitake. Un plat superbe.

Le bœuf de Kobé, une merveille de fondant et de parfum.
Afficher la galerie
Le bœuf de Kobé, une merveille de fondant et de parfum.
©theveryfabulousmicheltanguy

Le poisson servi s’inscrit dans la lignée, tout comme la viande, le fameux bœuf de Kobé, dont la cuisson est parfaitement maitrisée. Le dessert - ou les desserts devrais je dire - joue sur une présentation en trompe l’œil. Une sphère de verre sur laquelle repose un lit de gelée rose-citron avec un sponge cake, une crème caramel et un sorbet yaourt rose et orange. Une fois la sphère ôtée, apparaissent un demi fruit de la passion et un sorbet passion pour rafraichir la bouche et vivifier les papilles en fin de repas.

Ce repas peut bien entendu s’accorder avec des vins, mais se dégustera de préférence avec l’un des sakés proposés sur la carte des boissons.

HOSHINO RESORT KYOTO
11-2 Arashiyama Genrokuzancho
Nishikyo Ward
Kyoto
Kyoto Prefecture
616-0007
Japon
www.hoshinoresorts.com/en/resortsandhotels/hoshinoya/kyoto.html

www.tourisme-japon.fr

Le dessert en trompe l'œil, signe de la virtuosité du chef : Ichiro Kubota.
Afficher la galerie
Le dessert en trompe l'œil, signe de la virtuosité du chef : Ichiro Kubota.
©theveryfabulousmicheltanguy

Article publié le 13 décembre 2015

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire