Bienvenue à Marseille au MAMO !

Ce lieu de création artistique, bâti sur le toit de la Cité Radieuse de Marseille par Le Corbusier, revit grâce à la passion du designer Ora-ïto qui y organise régulièrement des expositions.

Dans le travail de Felice Varini, le point de vue fonctionne comme un point de lecture, c'est-à-dire comme un point de départ possible à l'approche de la peinture et de l'espace. La forme peinte est cohérente quand le spectateur se trouve à cet endroit. Felice Varini  « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.

Un nom, un œuvre double

MAMO pour Marseille et Modulor*, en hommage à Le Corbusier, ou Marseille Main Ouverte pour parler à tous les publics et reprendre le symbole de l’architecte. Le MAMO est « un hommage au Modulor, cette unité de mesure idéale, créée à partir du nombre d’or et du corps humain, utilisée par Le Corbusier pour remplacer le système métrique dans ce bâtiment », raconte Ora-ïto. On doit la renaissance de cet ancien gymnase perché sur le toit d’un village vertical de 1200 habitants à ce designer surdoué. Après deux ans de travaux et un coût de 7 millions d’euros, ce nouveau centre d’art en plein ciel a ouvert en 2013. Et ce site vient d’être classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO et rentre ainsi dans le cercle restreint des 10 sites français classés au même titre que la Pyramide de Kheops ou le Mont Saint-Michel.

Vide, béton, soleil, vent, ciel, l’œuvre de Le Corbusier rencontre les éléments mais aussi les œuvres des artistes désormais invités à créer pour elle. Felice Varini « Triangles percés » ; Marseille 2016.
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Vide, béton, soleil, vent, ciel, l’œuvre de Le Corbusier rencontre les éléments mais aussi les œuvres des artistes désormais invités à créer pour elle. Felice Varini « Triangles percés » ; Marseille 2016.
©André Morin

Une nouvelle exposition

Jusqu’au 2 octobre 2016, le MAMO accueille, après  Xavier Veilhan, Daniel Buren et Dan Graham, l’artiste Felice Varini qui investit ce centre d’art pas comme les autres. Une occasion atypique pour cet artiste franco-suisse, de 64 ans, installé à Paris. « C’est la première fois que j’expose sur, dans et avec une architecture pensée par Le Corbusier. Ce lieu est un monument, un monstre d’influence. Un véritable microcosme, pensé comme une petite ville avec ses volumes si différents et si complexes. Une petite ville avec vue sur la grande ville de Marseille. C’est extrêmement excitant ! », raconte l’artiste. Et son œuvre, qui se décompose en trois séquences « Triangles percés », « Quatre droites aux trois croisements » et « Rebonds par les pôles », souligne magistralement celle de Le Corbusier. Hasard ou coïncidence, terminée en 1952, elle a le même âge que l’artiste Felice Varini. 

La construction de cet ancien gymnase a débuté en 1945. La cheminée fait référence à Jean Arp et Alvar Aalto. Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements  » , Marseille 2016.
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La construction de cet ancien gymnase a débuté en 1945. La cheminée fait référence à Jean Arp et Alvar Aalto. Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements » , Marseille 2016.
©André Morin

Une architecture en béton magnifiée

Dans ce bâtiment, on peut admirer la beauté et la minéralité du béton et en particulier la technicité des coffrages. Tous les bétons ont été refaits lors de la restauration, orchestrée par Ora-ïto, fan de ce matériau qu’il considère comme la matière du futur. En témoignent les nouveaux bétons fibres ultra légers comme le Ductal® avec lequel on peut fabriquer aujourd’hui des meubles. Et pour refabriquer les bétons du MAMO, Ora-ïto est allé rechercher les mêmes essences de bois que les constructeurs avaient utilisées à la fin des années 1940, pour que l’impression du béton soit identique.

Véritable mythe architectural ou tout simplement « la maison du fada », comme le surnomment les locaux, surplombe Marseille à 52 mètres de hauteur dans un tourbillon de vent d’espace et d’horizons. Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements  » , Marseille 2016.
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Véritable mythe architectural ou tout simplement « la maison du fada », comme le surnomment les locaux, surplombe Marseille à 52 mètres de hauteur dans un tourbillon de vent d’espace et d’horizons. Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements » , Marseille 2016.
©André Morin

* Le Modulor est une notion architecturale inventée par Le Corbusier en 1945. Il s’agit d’une silhouette humaine standardisée qui a servi à concevoir la structure et la taille des unités d'habitation dessinées par l'architecte, comme la Cité Radieuse de Marseille, la Maison Radieuse de Rezé ou l'Unité d'habitation de Firminy-Vert.

MAMO
Exposition: "A ciel ouvert"
Centre d'art de la Cité Radieuse
280, boulevard Michelet
13008 Marseille
Tél. : 01 42 46 00 09
Mail : info@mamo.fr
www.mamo.fr

Dans ce bâtiment, œuvre des trois ténors de la modernité des années 1950. Outre Le Corbusier, Jean Prouvé et Charlotte Perriand ont également travaillé. Felice Varini « Triangles percés » , Marseille 2016.
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Dans ce bâtiment, œuvre des trois ténors de la modernité des années 1950. Outre Le Corbusier, Jean Prouvé et Charlotte Perriand ont également travaillé. Felice Varini « Triangles percés » , Marseille 2016.
©André Morin

Le travail de Felice Varini s’applique à composer des formes géométriques  sur des bâtiments, quelle que soit la complexité des surfaces. Il tente ainsi de réussir à trouver le point de vue unique qui permettra à toutes les lignes de se former sans la moindre rupture. Felice Varini « Triangles percés » , Marseille 2016.
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Le travail de Felice Varini s’applique à composer des formes géométriques sur des bâtiments, quelle que soit la complexité des surfaces. Il tente ainsi de réussir à trouver le point de vue unique qui permettra à toutes les lignes de se former sans la moindre rupture. Felice Varini « Triangles percés » , Marseille 2016.
©André Morin

Le choix du point de vue de l’artiste n’est pas une règle générale mais un choix arbitraire, car l’espace n’a pas toujours un parcours évident. Felice Varini  « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.
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Le choix du point de vue de l’artiste n’est pas une règle générale mais un choix arbitraire, car l’espace n’a pas toujours un parcours évident. Felice Varini « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.
©André Morin

L’artiste a nommé son point de vue comme un point de l'espace qu’il a choisi avec précision : il est généralement situé à hauteur de ses yeux et localisé de préférence sur un passage obligé, par exemple une ouverture entre une pièce et une autre, un palier. Felice Varini  « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.
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L’artiste a nommé son point de vue comme un point de l'espace qu’il a choisi avec précision : il est généralement situé à hauteur de ses yeux et localisé de préférence sur un passage obligé, par exemple une ouverture entre une pièce et une autre, un palier. Felice Varini « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.
©André Morin

Lorsque le spectateur sort du point de vue, le travail rencontre l'espace qui engendre une infinité de points de vue sur la forme. Ce n'est donc pas à travers ce premier point que l’artiste voit le travail effectué, mais celui-ci se tient dans l'ensemble des points de vue que le spectateur peut avoir sur lui. Felice Varini  « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.
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Lorsque le spectateur sort du point de vue, le travail rencontre l'espace qui engendre une infinité de points de vue sur la forme. Ce n'est donc pas à travers ce premier point que l’artiste voit le travail effectué, mais celui-ci se tient dans l'ensemble des points de vue que le spectateur peut avoir sur lui. Felice Varini « Rebonds par les pôles », Marseille 2016.
©André Morin

Chacune des trois créations de Felice Varini nous fait découvrir d’autres perspectives de Le Corbusier. Elles amènent notre regard à percevoir le lieu différemment. Elles génèrent des milliers d’autres œuvres se servant de l’autre pour former un ensemble totalement nouveau. Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements  » , Marseille 2016.
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Chacune des trois créations de Felice Varini nous fait découvrir d’autres perspectives de Le Corbusier. Elles amènent notre regard à percevoir le lieu différemment. Elles génèrent des milliers d’autres œuvres se servant de l’autre pour former un ensemble totalement nouveau. Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements » , Marseille 2016.
©André Morin

Le visiteur est confronté à trois œuvres monumentales à la géométrie parfaite. Felice Varini est intervenu sur l’ensemble de la terrasse avec trois pièces (rouge et jaune) proposant trois points de vue différents. C’est une invitation « à pouvoir jouer, souligner et surligner aussi bien une architecture qu’une ville entière. L’espace est son support naturel…Felice Varini  « Quatre droites aux trois croisements  » , Marseille 2016.
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Le visiteur est confronté à trois œuvres monumentales à la géométrie parfaite. Felice Varini est intervenu sur l’ensemble de la terrasse avec trois pièces (rouge et jaune) proposant trois points de vue différents. C’est une invitation « à pouvoir jouer, souligner et surligner aussi bien une architecture qu’une ville entière. L’espace est son support naturel…Felice Varini « Quatre droites aux trois croisements » , Marseille 2016.
©André Morin

Article publié le 12 septembre 2016

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