A Paris, Junzô Sakakura et son architecture à taille humaine

Cet architecte nippon, et élève de Le Corbusier, fut l’étendard du mouvement moderne au Japon. A découvrir du 26 avril au 8 juillet 2017 à la Maison de la Culture du Japon à Paris

Sakakura et Le Corbusier à la Villa Katsura, Kyoto.

Une influence prépondérante

Il a passé 5 ans dans l’atelier parisien de Le Corbusier, de 1931 à 1936. Et pendant ce séjour, Junzô Sakakura s’est imprégné de la culture occidentale, des conceptions des grands architectes français de l’époque Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret. A son retour au Japon, nourri de cette expérience, il ouvre son propre cabinet et associe cette vision avec la culture japonaise. De cette synthèse, naitront de nombreuses réalisations qui allient le plein et le vide, des idées souvent radicalement opposées et qui ont permis un dialogue entre les deux pays. L’exposition est organisée en 4 parties : les années 1930 à Paris, l’architecture en temps de guerre, le musée à croissance illimitée et les œuvres emblématiques du paysage urbain japonais. 

Pavillon du Japon, Exposition internationale de paris de 1937.
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Pavillon du Japon, Exposition internationale de paris de 1937.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Une architecture pionnière

C’est à l’aube des années 1930 que Junzô Sakakura part pour la France avec le rêve de travailler pour Le Corbusier. Ce jeune architecte, d’alors 28 ans, a étudié à l’Université impériale de Tokyo. Et son rêve se réalise…Durant ces années passées au sein de l’équipe corbuséenne, il imaginera notamment le Pavillon du Japon à l’Exposition Internationale de 1937 pour lequel il a été récompensé. Une fois rentré au Japon, il continuera à collaborer avec l’équipe française par le biais de Charlotte Perriand qui y est partie en mission. Pendant la période qui entoure la seconde guerre mondiale, Junzô Sakakura construira notamment le grand magasin Takashimaya de Wakayama et l’Institut français de Tokyo, mais aussi les premiers bâtiments préfabriqués développés en collaboration avec Jean Prouvé et Le Corbusier.

Sakakura et Le Corbusier au Museum of Modern Art, Kamakura.
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Sakakura et Le Corbusier au Museum of Modern Art, Kamakura.
©Sakakura Associates architects and engineers

Une modernité insolente

Et dans les années 1950, c’est aussi Sakakura qui construira le premier Musée d’Art Moderne du Japon de Kamakura et le Musée National des Beaux-Arts de l’Occident qui accueillera la collection Matsukata composée d’œuvres d’art occidental achetées en Europe par un puissant hommes d’affaires japonais, en collaboration avec deux autres architectes japonais et Le Corbusier. Mais il a aussi conçu des gares, des mairies, des immeubles de bureaux et des infrastructures de transport… Son œuvre reste étonnamment actuelle !

Esplanade de la sortie ouest de la gare Shinjuku.
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Esplanade de la sortie ouest de la gare Shinjuku.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Contact :
Maison de la Culture du Japon

101 bis, quai Branly
75015 Paris
Tél. : 01 44 37 00/01
www.mcij.fr

Portrait de l'architecte japonais Junzô Sakakura.
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Portrait de l'architecte japonais Junzô Sakakura.
©Sakakura Associates architects and engineers

Plans de l’Institut franco-japonais de Tokyo, 1950.
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Plans de l’Institut franco-japonais de Tokyo, 1950.
©Sakakura Associates architects and engineers

Terrasse du Musée d’Art Moderne de Kamakura.
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Terrasse du Musée d’Art Moderne de Kamakura.
©Musée d’Art Moderne de Kamakura, Fumio Murasawa

Junzô Skakura et Charlotte Perriand.
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Junzô Skakura et Charlotte Perriand.
©Sakakura Associates architects and engineers

Résidence lihashi.
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Résidence lihashi.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Musée d’Art Moderne de Kamakura.
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Musée d’Art Moderne de Kamakura.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Station-service Hidemitsu.
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Station-service Hidemitsu.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Résidence de Tarô Okamoto.
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Résidence de Tarô Okamoto.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Siège de l’entreprise pharmaceutique de Shionogi à Osaka.
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Siège de l’entreprise pharmaceutique de Shionogi à Osaka.
©Agence nationale japonaise des affaires culturelles

Article publié le 21 mai 2017

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