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Fabriquer un hôtel à insectes pour les auxiliaires précieux du jardin

Une drôle de cabane se tient depuis quelques mois sur une pelouse dans le Parc de Belleville à Paris, cloisonnée par des casiers remplis de matériaux divers elle attire l’attention, une pancarte piquée entre 2 bambous indique qu’il s’agit d’un hôtel à insectes. Je tâche d’en savoir plus sur cet hôtel 3★.

L'hôtel à insectes
Le parc de Belleville ouvert en 1988 s’étend sur une colline de 4,5 ha avec vue imprenable sur Paris, 1200 essences d’arbres, des massifs aux mélanges étonnants de fleurs et de plantes aromatiques ornent les pelouses et une vigne de 140 pieds de pinot meunier et de Chardonnay y est plantée.

Toute cette végétation et les plantations demandent des soins et les jardiniers de ce parc ont un petit secret pour l’entretenir sans utiliser d’insecticide, un hôtel à insectes construit et aménagé par eux. Un hôtel à plusieurs étages qui reconstitue les habitats naturels de différentes catégories d’insectes en favorisant leur installation pour éliminer les indésirables.

Un habitat écologique et pédagogique construit pour attirer les insectes prédateurs des pucerons, limaces, escargots et autres gourmands des arbres et des plantes potagères et d’ornement. Des bûches aux trous forés, des rouleaux de carton ondulé, paille, brique, bambou et branches de sureau, pommes de pin et fagots se superposent et remplissent les casiers prêts à accueillir toutes sortes d’insectes pour y trouver refuge et s’y reproduire.

Les habitants de l’hôtel cohabitent volontiers n’ayant pas les mêmes goûts :
Les syrphes de la famille des mouches aiment le bois en décomposition et pondent des larves qui raffolent des pucerons.
Les abeilles et les guêpes parasites de certaines chenilles dévastatrices nichent dans la boue, les briques ou les branchages.
Les chrysopes où mouche aux yeux d’or logent dans les branches de sureau ou le papier froissé et leurs larves raffolent des pucerons des arbres fruitiers, légumes et rosiers.
Les perces oreilles également prédateurs du puceron nocturne côtoient les araignées qui chassent au sol et sont bien à l’affût dans les briques creuses.
Quant aux carabes, à ne pas confondre avec le scarabée ils aiment les vieilles souches et chassent les limaces et les escargots.

A noter que cette solution écologique ne peut fonctionner qu’en favorisant une biodiversité végétale autour de l’habitat, et en laissant une végétation spontanée pousser dans certains endroits du jardin. C’est pourquoi, des prairies fleuries ont été plantées avec les enfants du quartier.

Cette année la thématique choisie par le jardinier chef, c’est le parfum, les arômes feuillés anisé, balsamique, boisé, camphré ou mentholé mélangés à ceux des fleurs embaument la main du voyageur du matin au soir….


http://www.mairie20.paris.fr/mairie.fr/
http://jardinoscopreprat.canalblog.com/
Article publié le 5 août 2010

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