Abstraction et Figuration : les années 50 à la Galerie Artheme

Pendant, le Carré Rive Gauche, la galerie Artheme inaugure une exposition « Abstraction et Figuration » qui démarre le 3 décembre et jusqu’au 15 janvier 2011. 30 œuvres (huiles, gouaches, encres et crayon) viendront illustrer cette époque des années 50.

Composition de Georges Breuil

« Ce que l'on appelle tableau abstrait n'existe pas. Il n'y a pas d'abstrait ni de concret
. Il y a un beau tableau et un mauvais tableau. Il y a le tableau qui vous émeut et celui qui vous laisse indifférent » déclara Fernand Léger dans les années 1935.

Dès 1960, la messe est dite en ce qui concerne les courants en peinture. Seule question qui reste encore en suspens et que l’on pose régulièrement à Jean-Roch Giovachini, propriétaire de la Galerie : faites-vous de l’Abstraction ou du Figuratif ? «Une question incontournable et structurale dans l’esprit de beaucoup de gens» avoue t-il. Question à laquelle cette exposition tente d’apporter une réponse.

«Paysages» d’Eugène Leroy en 1958 et « Les enfants » de Roger Chastel en 1952 sont les deux toiles «repère» qui se situent à la frontière de l’abstraction et de la figuration. Ces dernières reflètent la synthèse entre réalité et abstraction. L’une évoquant la matière et l’autre mettant en lumière la structure.

Baselitz, un des collectionneurs d’Eugène Leroy dira de sa peinture : «je trouvais là des images brunes comme champs, comme pierre, comme bois, comme mousse, comme senteur. Une simple composition hollandaise avec une accumulation inouïe de couleurs... Comme si tous les pantalons du peintre étaient suspendus à un crochet et racontaient l'histoire d'un chef-d'œuvre inconnu». Il travaille la peinture couche après couche, enfouit l'image sous la matière pour parvenir à une occultation qui semble complète. Mais, de l'amas de matières et de couleurs émerge une figure, paysage, portrait ou nu.

En revanche, l’art de Chastel n’est pas autre chose qu’une lente pénétration. À la netteté du savoir, il ajoute la plénitude de l’émotion. Chastel se place dans cette sphère où l’art devient sa propre réalité.

Autour de ces deux œuvres, des tableaux de Jean Degottex, Roger Chastel, Eugène Leroy, Georges Breuil, Gustave Singier ou Jean Bazaine permettent de visualiser comment la question majeure de l’Abstraction et de la Figuration se traduisait à Paris et en France entre 1950 et 1960.

Au final, Abstraction ou Figuration ? Les frontières sont fausses…. Pour Jean-Roch Giovachini, cette question n’a pas de sens ! Un tableau est bon ou pas.

Toutes ces œuvres font partie du fond même de la Galerie, collectés depuis ses débuts en 2007. Elles sont en quelque sorte son âme…Cette dernière fête ses trois ans. Souhaitons-lui un Joyeux Anniversaire et de beaux jours avec de belles expositions. Cette Galerie n’a pas peur d’avoir des partis-pris et a l’art de choisir des artistes qui sortent des sentiers battus. Chaque exposition est un nouveau rendez-vous dans une atmosphère conviviale, contemporaine et élégante.

Informations utiles :
Abstraction et Figuration : Les années 50
Galerie ouverte du mardi au samedi de 14h00 à 19h00, entrée libre
Artheme Galerie, propriétaire Jean-Roch Giovachini
31, rue de Beaune, 75007 Paris
www.arthemegalerie.com
Article publié le 3 décembre 2010

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