L’art contemporain a laissé ses premières traces sur la lune en 1971

Décidément le Royaume de Belgique aura laissé des traces importantes sur notre satellite naturel. Cela a commencé avec Hergé, qui écrit en 1954 « on a marché sur la lune », à quoi succède l’aventure le programme Apollo, une succession de vols habités grâce auquel, les américains ont pu constater que le dessinateur belge avait tout compris des lois de la physiques de l’espace bien avant tout le monde scientifique. Autre étape importante 1971, Apollo 15 emmène la seule œuvre humaine déposée à ce jour sur la lune.

Arman 3.JPG


C’est l’artiste Paul Van Hoeydonck qui l’a réalisée en souvenir des victimes de la conquête spatiale, sa statuette en aluminium de 8,5 cm de haut est nommée « Fallen astronaut » (l’astronaute tombé), seule une balle de golf tapée par un astronaute est également répertorié sur la lune.

Anversois de cœur et d’état, Paul Van Hoeydonck y est né en 1925. Toujours alerte de nos jours, il continue à 85 ans de produire de nouvelles œuvres mais à son rythme… Ami de longue date du galeriste Guy Pieters, il présente à Paris dans sa galerie 2 avenue Matignon, une rétrospective de son travail des années de 1958 à 1962. « Paulo l’anversois est de retour à Paris » plaisante-t-il avec bonheur !

L’exposition regroupe son travail subtil qui commence à partir de 1958 avec de fonds blancs peints, à quoi s’ajoute, comme l’explique l’auteur, des piscines de couleurs délimitées par des scotchs qu’il enlève et remet en fonction des effets recherchés… le tout est mis dans un cadre avec une vitrine en plexi pour amplifier les jeux des couleurs additionnés tout en subtilités.

L’aventure de l’artiste a commencé avec la galerie Iris Clert. Que de noms prestigieux sont passés par cette passionnée et qui a permis à de nombreux artistes de passer de l’ombre à la lumière : Takis, Camille Bryen, Laubiès, Asger Jorn, Yves Klein, Arman (ami proche de Paulo) et tant d’autres…

Guy Pieters a pris le relais cette amitié qui lie un galeriste avec ses artistes fétiches comme il avait avec Niki de Saint Phalle, Christo ou Arman. Cela lui a permis de réaliser le rêve d’un enfant de 14 ans qui avait quitté l’école pour le commencer dans l’arrière-boutique de sa mère à Laethem Saint Matin, un village chargé de peintures et d’ombres de grands peintres belges, une première galerie atypique.  

Lors de votre visite, n’oubliez pas le premier étage, ou Guy vous fait profiter de quelques œuvres signées Armand ou Combas ! Stand central de l’ARTPARIS au grand palais  qui a eu lieu du 31 mars au 3 avril 2011.

 

Article publié le 3 avril 2011

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire

Continuer sur les forums

Pour participer, inscrivez-vous ou connectez-vous avec votre compte Maison.com ou votre compte Facebook.