Invitation à remonter le temps en Franche-Comté

Nous vous invitons à la visite des dernières manufactures de montres de précision de Franche-Comté, une machine à remonter le temps

Photo du mouvement du modèle soldat

Haut lieu de la formation des horlogers du futur, la Franche-Comté nous invite à ouvrir de nouvelles pages de son histoire : l’horlogerie de précision. Deux passionnés ont ré-ouvert des manufactures horlogères, l’une à quelques mètres de l’observatoire de Besançon et l’autre dans le village de Morteau.

Miguel Rodrigez, patron de Festina, désirait participer au redressement de l’horlogerie de précision française avec le rachat de la marque L. Leroy crée en 1785. Dès son ouverture, Basile Leroy fondateur de la marque est reçu à Versailles par le Roi Louis XVI, lui-même horloger passionné (on retrouve même une commande d’une montre d’officier passe par la Reine Marie pour le Comte de Fersen son amant) ! La révolution passe par là et l’horloger pour faire oublier son nom ambigu, se spécialise dans l’horlogerie de précision marine. Il équipera la «Marine» jusqu’au porte-avion Foch.

Dernier modèle Marine : détail du mouvement totalement manufacturée par L.Leroy. On distingue le poinçon à tête de Vipère certifiant le passage à l'Observatoire et l'obtention du titre de "chronomètre".
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Dernier modèle Marine : détail du mouvement totalement manufacturée par L.Leroy. On distingue le poinçon à tête de Vipère certifiant le passage à l'Observatoire et l'obtention du titre de "chronomètre".
©DR


En 1900, la maison crée pour l’exposition universelle de Paris, une montre exceptionnelle par ses prouesses qui ne furent pas égalée avant 1989 avec l’apparition de la Patek  Philipe calibre 89, la célèbre Leroy 01.

Montre Leroy 01
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Montre Leroy 01
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En 2010, après plusieurs années de travail, Guillaume Tripet son collaborateur, se voit confier la tâche de relancer la marque avec la complicité du maître bisontin Bruno Laville, et ceci sur base d’une nouvelle collection de montres à grandes complications.

Leur succès avec cette première collection « Osmior » est tel qu’ils ne peuvent satisfaire la demande des collectionneurs, dont la maison Dubail à Paris, Place Vendôme, en est la vitrine avec un modèle exclusif la LL.109 numéroté de 1 à 7.

LEROY tourbillon squelette final soldat. Roue d'échappement et ancre en diamant véritable.
Produit à 7 exemplaires en référence à L'histoire commune de la Marque avec la Tour Eiffel.
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LEROY tourbillon squelette final soldat. Roue d'échappement et ancre en diamant véritable.
Produit à 7 exemplaires en référence à L'histoire commune de la Marque avec la Tour Eiffel.
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Autre atelier de la région, le SAV de la prestigieuse marque Breitling qui emploie à ce jour 45 personnes dont 27 horlogers, et qui forme les horlogers de leurs revendeurs européens. Un travail équivalent au montage des montres : elles sont entièrement démontées, nettoyées et polies pour être restituées à leurs propriétaires quasi-neuves.  

Autre maison sortie de l’oubli par un fou d’horlogerie, Didier Leibundgut qui rêvait d’un mécanisme d’exception. Cinq années de travail ont étés nécessaire à son équipe dirigée par l’ingénieur Huy Van Tran. Il a fallu pas moins de 250 plans industriels et plus de 300 composants pour réaliser le Calibre Royal, qui équipe le modèle phare de la jeune marque : la « Rue Royale » qui fait qui fait appel au magasin ouvert à cette adresse.

Un détail du calibre Royal
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Un détail du calibre Royal
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Article publié le 5 janvier 2012

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