Bulgari au Grand Palais à Paris

Bulgari fête ses 125 ans au Grand Palais à Paris. Ce sont 600 ans pièces de joaillerie, d’horlogerie et d’arts décoratifs qui sont exposés jusqu’au 12 janvier 2011.

Collier en or et pierre précieuses, 1967-1968. Le devant est décoré de dix grands groupes floraux composés de splendides saphirs cabochon entourés de diamants taille brillant, puis d’émeraudes et rubis en cabochon
Andy Warhol affirmait «je passe toujours chez Bulgari, car c’est le plus important musée d’art contemporain». Ce «musée est aujourd’hui le Grand Palais à Paris, et l’année dernière elle se tenait au Palazzo delle Esposizioni à Rome». Grande première dans le monde de la joaillerie, puisqu’à ce jour aucun musée n’en avait accueilli. Aux objets historiques sortis du musée Bulgari s’ajoute des joyaux de collections privées qui ont accepté de prêter leurs acquisitions le temps de l’exposition. C’est ainsi que vous pourrez admirer un collier numismatique ayant appartenu à la princesse Grace de Monaco confié par la famille Grimaldi, une parure d’émeraudes de Colombie des années 90 de Mouna Ayoub et un étui à cigarettes offert par Luchino Visconti à Alain Delon. Cette exposition est réalisée sous le haut patronage de la Présidence de la République Italienne et de la Présidence du Conseil des Ministres italiens, signe d’une belle amitié franco-italienne.


Entre Bulgari et Paris ….

Un lien particulier qui ne date pas d’aujourd’hui. Il remonte au début des années 20, époque où Paris, alors capitale des arts décoratifs au rayonnement international, fut une des sources d’inspiration majeure pour Sotirio et son fils Giorgio Bulgari. Et ce n’est que dans les années 50 que Bulgari s’éloigne de la mode parisienne et crée son propre style.


Le Grand Palais, un fabuleux écrin

Tel un merveilleux écrin, la nef du Grand Palais, accueille cette magnifique exposition qui retrace l’histoire de la maison Bulgari. Et c’est plus précisément du cœur d’un diamant noir formé par un jeu de miroirs d’où partent 7 facettes que le visiteur va découvrir ces 600 pièces de la haute joaillerie, disposés en 8 chapitres classés par ordre chronologique, retraçant les principales évolutions de l’histoire Bulgari. En réalité, Fabien Iliou, jeune scénographe, s’est inspiré des arrêtes que dessinent la verrière, un clin d’œil à un diamant blanc pour imaginer un diamant noir qui met en valeur les trésors de la magnificence de la maison Bulgari. A la tombée de la nuit, l’impression est magique et féérique.


Qu’est ce qu’un bijou Bulgari ?

Un bijou Bulgari est un bijou raffiné, parfois très précieux mais toujours adapté à toutes les occasions. Il s’agit d’un «bijou facile à porter» adapté à la mode vestimentaire. Très tôt, la marque a su associer des pierres rares à des matériaux insolites pour l’époque (le cuir par exemple), mais aussi le mélange de gemmes de couleurs différentes. La linéarité, la symétrie, des détails inspirés de l’art et de l’architecture composent l’ADN de Bulgari. Parmi les bijoux qui ont marqué, on peut citer les broches Tremblay, Turbogas et Serpent, les ras du cou…

Et quel plus beau compliment que celui fait par la revue Connaissance des Arts dans les années 70 en disant «un bijou Bulgari se reconnaît comme on reconnaît un tailleur Chanel…».


La révolution de la couleur

Dès les années 50, Bulgari innove avec une utilisation très personnelle de la couleur. Tout commence avec des saphirs avant de continuer avec des associations plus audacieuses et surtout indépendamment de leur valeur, mais avec pour unique souci «l’esthétisme». En fait, c’est l’utilisation de pierres colorées de taille de cabochon placées en position prédominante qui marque une vraie innovation.

«Tournée vers l’avenir, forte de son passé» telle est la devise de Nicolas Bulgari, vice-président Bulgari. Le succès réside dans l’union entre le passé, le présent et le futur. Mais les véritables stars de cette exposition restent les joyaux eux-mêmes, et ceux portés par Anna Magnani, Monica Vitti, Claudia Cardinale, Sofia Loren, Romy Schneider, Gina Lollobrigida, Elisabeth Taylor, Ingrid Bergman ou l’Impératrice de Perse Soraya.
Article publié le 27 décembre 2010

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