Foujita œuvres d’une vie

Rétrospective de la carrière du peintre Foujita à la Maison de la Culture du Japon, réalisée selon un parcours dans la globalité de son oeuvre, de son arrivée à Paris à ses peintures des Années 30 et 40 en Amérique latine et Japon, à son retour définitif en France. Des peintures évoquant son cheminement artistique, sa vie personnelle et ses sources d’inspiration d’où se dégage une vision ethnographique du peintre.

Autoportrait de Léonard Foujita, 1929, 61x50.2 cm The National Museum Of Modern Art, Tokyo © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018

Cette exposition proposée dans le cadre de « Japonisme 2018 » les âmes en résonance, intègre un ensemble d’évènements consacrés à la culture japonaise, présentés à l’occasion du 160ème anniversaire de l’amitié Franco Japonaise. Une exposition différente de celles présentées jusque là, car construite sur un parcours artistique au travers de sa vie et ses amitiés.

La Maison de la Culture du Japon à Paris accueille 36 oeuvres représentatives du peintre Foujita, de son arrivée  à Paris en 1913 jusqu’à sa disparition en 1968. Soit 60 années de création, allant des années fastes dans le Paris des années 20, des toiles réalisées lors de ses voyages en Amérique latine et en Asie de 1930 à 1940, 2 peintures de guerre, tableaux de commande présentées pour la première fois en France, des oeuvres en hommage à la France d’après guerre et des peintures pratiquement inconnues en France choisies parmi les collections des musées japonais et français.

L’ exposition « Foujita oeuvres d’une vie »  traverse son œuvre dans sa globalité et s’articule autour de 5 sections :  
- (1913-1920) 1er séjour parisien, ses influences: il s'intègre à l'Ecole de Paris et participe à l'aventure de l'Art Moderne. Il s'essaie au cubisme, à une peinture de paysage proche du Douanier Rousseau, marquée également par son amitié avec Bernard Buffet  

Nu à la toile de Jouy 1922 huile sur toile 130x195 cm Musée d'art moderne de la Ville de Paris/Roger Viollet © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018
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Nu à la toile de Jouy 1922 huile sur toile 130x195 cm Musée d'art moderne de la Ville de Paris/Roger Viollet © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018
©Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018

- (1921-1931) La « success story »  des années 20, son style s’affirme par les caractéristiques de son trait, sa technique adaptée aux portraits et aux nus féminins marqués d'érotisme sera la clé de sa réussite. Un savant mélange d'Orient et d'Occident ajouté à sa personnalité excentrique, lunettes rondes, coupe au bol, vêtements confectionnés par lui même le rendent célèbre dans Tout-Paris. Et en particulier auprès des femmes, les muses de l'époque.

Bataille de chats 1940 huile sur toile,81x100 cm The National Museum of Modern Art, Tokyo © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018
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Bataille de chats 1940 huile sur toile,81x100 cm The National Museum of Modern Art, Tokyo © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018
©Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018

- (1931-1938) Voyage en Amérique latine, retour à la couleur, confronté à des difficultés économiques Foujita  quitte Paris pour explorer des contrées nouvelles et assouvir sa quête de renouvellement, sa gamme chromatique, son sujet et sa technique, Brésil, Argentine, Bolivie, Pérou, Cuba, Equateur. Il renforce son usage de la photographie comme support documentaire. Pour rejoindre le Japon, fin 1933 où il entreprend de nouveaux voyages à travers le Japon et la Chine.

- (1939-1949) Face à la guerre - A la suite de la déclaration de guerre sino-japonaise, Foujita est incorporé dans l'armée impériale afin de peindre des peintures de batailles. Envoyé en Chine sur le front, il peint avec forces détails, matériels et uniformes. Il quitte le Japon pour rejoindre la France, mais regagne le Japon suite à l'invasion allemande.

- (1950-1968). A la fin de la guerre, ostracisé pour sa participation à la propagande par des cercles d'artistes japonais, il quitte le Japon pour les Etats Unis et revient à Paris pour un retour définitif. Il demande sa naturalisation en 1955,  se convertit au catholicisme en 1959 adoptant le prénom de Léonard.
 Il s’installe à Villiers-le-Bâcle en 1960 dans sa maison atelier qui sera sa dernière résidence et où il se consacre à l’art religieux, dont son ultime projet, la construction et la décoration de la chapelle Notre Dame de la Paix à Reims, où l’on peut voir ses peintures et ses vitraux et où il est inhumé avec sa femme .

Afin de célébrer cette exposition, une série de manifestations auront lieu à la Maison de la Culture du Japon, conférences, colloque, cinéma. Voir le programme sur le site www.mcjp.fr
https://japonismes.org.fr

"Foujita -Œuvres d’une vie" à la Maison de la culture du Japon du 16 janvier au 16 mars 2019 Autoportrait 1929 61x50.2 cm The National Museum Of Modern Art, Tokyo © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018
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"Foujita -Œuvres d’une vie" à la Maison de la culture du Japon du 16 janvier au 16 mars 2019 Autoportrait 1929 61x50.2 cm The National Museum Of Modern Art, Tokyo © Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018
©Fondation Foujita/Adagp,Paris 2018

Portes ouvertes le 23 février de 10h00 à 18h00 pour admirer l’arrivée des occidentaux au Japon et Les chevaux (1929) de Foujita.  Entrée libre https://maisondujapon.org/foujita.html


"Foujita -Oeuvres d’une vie" à la Maison de la culture du Japon du 16 janvier au 16 mars 2019
www.mcjp.fr
https://japonismes.org.fr

Pour compléter l'exposition visiter La Chapelle Foujita à Reims  musees-reims.fr/fr/musees/la-chapelle-foujita et la Maison-atelier Foujita 7, route de Gif à Villiers-le-Bâcle (91190)

Tél. 01 69 85 34 65. https://fr-fr.facebook.com › Lieux › Villiers-le-Bâcle › Musée

Article publié le 19 janvier 2019

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