Guillaume Bijl à la galerie Guy Pieters

Paris accueille dans la galerie Guy Pieters, un artiste belge atypique Guillaume Bijl, qui met en scène des cabinets de curiosités contemporains.
Ceux-ci, sont en réalité le reflet d’objets du quotidien mis en scène à sa
façon, comme l’explique l’artiste.

Composition trouvée 2009
Voir plus : masque
Un « cabinet de curiosités » est par définition un lieu où est entreposé et exposé des objets collectionnés, avec un certain goût pour leur originalité, leur hétéroclisme et surtout de le goût de l’inédit. Ils sont apparus en Europe à la Renaissance et sont les prémices de nos musées actuels.

Guillaume Bijl construit des œuvres grâce à des objets trouvés lors de ses déplacements, puis assemblés pour créer une interaction entre chacun d’eux et devenir une pièce unique, répertoriée au mm près et immortalisée sur un polaroïd, afin de garder tout au long de sa vie, le flash reçu lors de la découverte de ses composantes et l’assemblage par l’artiste.

Guillaume Bijl est anversois, donc flamand, c’est à travers de grands projets pour des lieux publics comme des aéroports, où le visiteur peut ainsi découvrir cette touche d’humour et d’absurdité, que représente cette nouvelle façon de traiter l’archéologie contemporaine avec dérision.
Il rejoint en 1986 le mouvement du « Ready made » qui est une suite du mouvement réaliste, son but final est d’être présent dans la mouvance du tourisme culturel naissant.
« Ces dix dernières années, j’ai réalisé plusieurs installations traitant ce phénomène. Dans mon œuvre, je remets en question les valeurs de notre civilisation, souvent artificielles. Dans un contexte plus étendu. Je me suis intéressé à des attitudes comme l’approche fétichiste douteuse des figures historiques ».

Chambre mortuaire d’un compositeur, 5 chaises historiques. Son chemin commence par l’ installation d’une auto-école dans la galerie Ruimte Z à Anvers, inaugurée le 20 avril 1979 et accompagnée d'un manifeste demandant l'abolition des centres d'art contemporain qu'il considère inutiles économiquement parlant, et leur transformation en espaces commerciaux, l’art pour tout à chacun serait son slogan.

Les années 80 voit la continuité de son combat à travers le centre culturel qu’il métamorphose en friterie à Berchem-Sainte-Agathe en 1983, puis à Genève en 1985, où la galerie Andata Ritorno est transformée en laverie automatique sans oublier le magasin de tapis transporté au Stedelijk Museum d' Amsterdam.

Guillaume Bijl installera également, durant cette même période, un abri antiatomique, un hôpital psychiatrique, une salle de billard, un casino, un spectacle d'artistes américains fictifs, une présentation d'un nouveau parti politique, une maison modèle rurale belge.

Guillaume Bijl divise son travail en quatre catégories : les « installations de transformation », les « installations de situation », les « compositions trouvées » et les « sorry's ». Aujourd’hui son talent est reconnu dans le monde entier dont la France à laquelle il est reconnaissant et très attaché culturellement.

La galerie Guy Pieters présente en exclusivité quelques-unes de ses compositions trouvées pour le bonheur des collectionneurs et des amateurs d’art. L’exposition est accessible jusqu’au 14 mars :
Galerie Guy Pieters
2, Avenue Matignon
75008 Paris
paris@guypietersgallery.com
www.guypietersgallery.com
T. +33 (0)1 42 89 26 83
Article publié le 20 février 2011

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire

Continuer sur les forums

Pour participer, inscrivez-vous ou connectez-vous avec votre compte Maison.com ou votre compte Facebook.