Le tatouage de cochons par Wim Delvoye

Est-ce de l’art ou du cochon ? Une question qui a fait son chemin; l’artiste belge Wim Delvoye a trouvé une réponse potentielle ! Il passe par un art plusieurs fois millénaire le tatouage sur des cochons !

Saint Stephanus
L’origine du mot vient du tahitien «tatau», signifiant «dessiner», mais retenons surtout la racine du mot, en tahitien ta veux dire «dessin» et atua signifie «esprit de Dieu». Rapporté des iles par Cook, l'art du Tatouage est redécouvert en Europe fin 18ème siècle, mais il remonte en fait à l'homme du Néolithique vers 3500 av JC. La boucle est bouclée !

Le tatouage est un dessin à l’encre du japon ou quelques autres pigments, décoratif ou symbolique, il est appliqué sous la peau pour le rendre indélébile. L’encre est déposée à la limite du derme et de l’épiderme. La profondeur de la piqûre entre 1 et 4 mm selon l’épaisseur de la zone choisie; c’est pourquoi le dos, où la peau est le plus épaisse, est choisie. Le cochon est l’animal le plus proche de l’homme coté génétique, et il a bon dos !

Mais qui est Wim Delvoye ?
Né en 1965, il sera reconnu pour « Cloaca », une installation originale, recrée le processus de la digestion ! Un art difficile à digérer ? Suite à cette expérience atypique, il s’attaque aux objets de masse et des clichés belges, il n’hésite pas à remettre en cause cette société libérale, dans l’espoir de lever des tabous.

Les Flandres où il est né et a grandit, a vu une église catholique très influente politiquement et socialement. Wim a voulu casser ce moule en interprétant des images symboliques comme les vitraux. www.wimdelvoye.be .

L’artiste ne s’arrête pas là. Un de ses dadas est d’interpréter une multitude d’objets du quotidien comme une bétonneuse, des pelles ou des lames pour des scies circulaires pour en faire des œuvres d’art fortes en couleurs ! Une façon subliminale pour faire entrer dans sa maison des produits qui restent normalement dans le garage, cela représentant le travail de l’artiste pendant la période des années 1980 – 1990 autour d’un thème « engins de chantiers ».

La galerie Guy Pieters est très connue en Belgique, présente à Bruxelles et à Knokke le Zoute. Elle a toujours accueilli des artistes de qualité comme Niki de Saint-Phalle, Aleschinsky, Combas et Christo (qui fera l’objet d’une autre exposition fin novembre)

Début octobre, le galeriste a pris pied au 2, rue Matignon dans le quartier rive droite de l’art contemporain et des antiquaires. De quoi satisfaire amateurs parisiens ou d’éveiller de nouveaux passionnés. www.guypietersgallery.com .
Article publié le 25 octobre 2010

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