Le nouveau souffle du Sofitel Lyon Bellecour

Nouvel habillage pour cette institution lyonnaise qui propose une table étoilée, l’une des meilleures de la ville.

Le bar néo roccoco
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Lyon est une ville lumière qui compose avec un passé marchand, une tradition culinaire et un patrimoine riche en innovations textiles. Ainsi, l’hôtellerie de luxe lyonnaise se plait-elle à harmoniser cette colonne vertébrale culturelle en redonnant de la couleur et de la matière à ses établissements.

À l’image de ce flamboyant « Sofitel Lyon Bellecour » qui depuis quarante ans qu’il scintille à Lyon, avait besoin d’un beau toilettage. Son immeuble dressé en flèche se voit de loin et l’on y accède à deux pas de la place Bellecour et des quais par un terre-plein bien pratique.

Fort de ses 135 chambres et suites, la majeure partie a été entièrement redessinée et redécorée (toujours avec le concept exclusif de literie « My bed »). Restent quelques chambres et autres suites dites « classiques » qui semblent montrer la pérennité bien française de la chaîne. Les clients ont ainsi eu le plaisir de découvrir des tons chocolat, des lignes épurées, d’une modernité sage, d’une fonctionnalité adaptée à l’heure d’internet et du numérique. Bref, les nouvelles chambres sont à l’image de cette cinquième étoile attribuée récemment et bien méritée.

Les touches très lyonnaises de Patrick Norguet
Mais la touche la plus design se remarque surtout en entrant dans l’hôtel. Le hall a été ouvert comme un loft à l’Américaine, avec un coin salon, un coin bar et un espace dédié aux thés de la maison lyonnaise Cha Yuan fondée par Nadia Bécaud, l’une des plus qualitatives en province. L’architecte intérieur Patrick Norguet, grand prix de Rome, connu pour avoir conçu des boutiques dans le monde entier, a souhaité faire un clin d’œil aux fameux « soieries lyonnaises » en couvrant toute la longueur du mur du salon de thé d’une fresque signée Tassinari-Châtel, d’inspiration chinoise. Ainsi, quand on sert un wu long dans une jolie théière en céladon (et non pas en fonte comme cela peut arriver, hélas), le client se sent en harmonie, sensible à cette subtile référence bouddhiste.

Mais, le fin du fin est de rejoindre le sous-sol, pas loin de la belle salle de sport, dans une des cabines spacieuses où l’on prodigue des massages adaptés aux vœux des clients (« So Fit »). Et puis, pour atteindre le septième ciel, il faut alors monter directement 8e étage, afin de retrouver toute la magie de la ville de Lyon, surtout le soir.

Les trois Dômes : une étoile dans le ciel de Lyon
Le restaurant Les Trois Dômes y est installé, allusion aux trois petits dômes (l’un a été construit par Soufflot), visibles à l’œil nu et qui surplombent les toits de la ville. L’atmosphère y est douce et soyeuse, dans ce jeu de blanc façon « Courrèges », entre les murs et le mobilier. Le chef Alain Desvilles y respire une cuisine épurée, servie dans un service également sobre et élégant. Ses quenelles de brochet aux écrevisses, cuites en soufflé, sont devenues un classique. Une vraie réussite, toute en légèreté, ceinturées de coques et de palourdes avec un jus en émulsion. Autre valeur refuge, son foie gras de canard rôti aux figues de Solliès et amandes torréfiées. Pour suivre, outre son canard laqué, la volaille de Bresse aux cèpes avec quelques gnocchis au parmesan, lui confère une touche italienne joyeuse. Mikaël Piantoni, le jeune sommelier suggère de l’accompagner d’un Meursault « Les Narvaux » 2004 d’une saine minéralité. Chaque plat est en effet accompagné d’une proposition de vin.

Alors rien de tel, que ce même Meursault pour continuer l’accord parfait avec le Saint Marcellin affiné par la mère Richard, alias Renée Richard qui vend depuis trente ans ses fromages dans Les Halles de Lyon Paul Bocuse, à La Part Dieu. Le pâtissier Thomas Bourrat - concocte une poire rôtie au citron et gingembre qu’il sert avec un étonnant dôme cœur de Guanaja. Une vraie réussite gustative. En salle, on écoute ébahi Franck Nicolas décrire chaque création avec lyrisme.

Hôtel Sofitel Lyon Bellecour - 20, quai Gailleton, 69002 - Lyon - Tél : 04 72 41 20 97

www.les-trois-domes.com
Restaurant Les trois Dômes : menus à 45 €, 79 € et 125 €.
Brasserie « Le Silk » et deux bars dans celui du rez-de-chaussée, « Lobby Bar », qui propose le soir une « Balade rhodanienne » pour découvrir els vins de région à 15 € les trois verres dont un condrieu Les grandes Chailleys.
Salon de thé avec une jolie gamme de thés Cha Yuan, un chocolat chaud de chez Bernachon, et cinq pâtisseries.
Article publié le 29 janvier 2010

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