Le Café Bohème, une ex-adresse estudiantine qui aimerait jouer dans la cour des grands !

Un bien joli et poétique nom pour ce restaurant même si on ne peut pas s’empêcher de regretter le bistrot étudiant d’antan où de larges et généreuses côtes de bœuf étaient servies à même de rustiques planches en bois pour une somme assez modique….Il faut dire que ce quartier de Saint-Germain des Prés n’est plus très étudiant par son habitat, certes la fréquentation y est encore estudiantine liée aux nombreuses facs qui y sont, mais les consommateurs ne sont plus de jeunes étudiants fauchés mais des bobos, la bourse pleine, qui ont sérieusement fait grimper les prix de l’immobilier, de la vie en général dans ce coin du sixième arrondissement.

Rue des Canettes, le Café Bohème, une jolie adresse au cœur du 6ème arrondissement

On peine donc à voir notre Café Bohème dans l’étroite petite rue des Canettes, car la devanture ne paye pas de mine ; mais à l’intérieur on est séduit par le charme du lieu. Les poutres lasurées, les pierres aux murs, les banquettes en cuir du rez-de-chaussée contrastent avec l’ambiance nettement plus contemporaine du 1er étage agrandi par le miroir principal.

Voilà donc en un même lieu deux atmosphères différentes, un coin plus campagnard et terroir, un autre plus moderne et « branchouille ».

L’assiette ici ne joue pas la grande créativité (œuf mimosa, gratin de coquillettes au gruyère, tomates mozzarella, tartare de bœuf, sole meunière, sandwich club poulet) ; mais les produits sélectionnés sont bien frais et proviennent de maisons sérieuses reconnues pour leur qualité (la maison du caviar pour le saumon fumé, Da Rosa pour la charcuterie, le pâtissier Mulot pour certains desserts).

Même si votre addition risque de s’envoler très rapidement, préférez les plats travaillés aux propositions qui ne nécessitent pas l’intervention d’un chef en cuisine : simple cœur de laitue (9 €) ou plateau de langoustines et bouquet de crevettes (49 €). Démarrez avec des œufs Bénédictine au bacon ou saumon fumé (14,50 €) ou par des pâtes (laganelle funghi c'est-à-dire champignons ou taglioni aux truffes à 18,50 et 39 €). Avec ces plats-là, vous ouvrez une porte vers l’étranger pour une petite évasion vers les Etats-Unis ou l’Italie.

Si vous êtes carnassier à deux, n’hésitez pas sur la côte de bœuf Black Angus : elle affiche les 65 €, mais son poids (1,2 kgs) est conséquent et la qualité de cette race bovine n’est plus à démontrer. Purée maison, pommes allumettes accompagnent les traditionnels coquelets rôtis, les carrés d’agneau, les burgers (sympathique idée de celui au foie gras à 18,50 € néanmoins).

Pour finir le repas, on regrette que l’établissement ne s’offre pas un chef du sucré, un « aide pâtissier » : bien sûr on approuve l’honnêteté de la maison de notifier que la tarte aux fraises, le millefeuille viennent de chez Mulot, le pâtissier voisin. Mais quel est l’intérêt d’aller au restaurant pour consommer un gâteau que l’on peut acheter soi même à 5 minutes du lieu ?

Optez donc pour une totale mais divine et trop souvent nécessaire régression avec la mousse au Nutella, le pain perdu caramel, la crème dessert Mont Blanc ou le cheese cake si vous souhaitez rester sur une nourriture américaine. Les desserts, eux, sont bon marché à 8 €.

Pour la nostalgie des prix étudiants, pensez au menu à 3 plats (entrée, plat, dessert + soda ou verre de vin à 28,50 €). Là, bravo !

Le Café Bohème
9, rue des Canettes  
75006 Paris
Tél : 01 43 25 31 09
Ouvert 7 jours sur 7 de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 23 h 30, les samedi et dimanche en continu de 12 h à 23 h 30

Article publié le 22 juillet 2011

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