Le Keller, un restaurant-boudoir près des Champs-Elysées avec une cuisine légère

Le Keller n’est pas tout à fait un restaurant pas comme les autres : dans un hôtel, un petit palace du huitième arrondissement, le restaurant n’a pas le cadre habituel des salles à manger pompeuses et majestueuses des grands hôtels de la capitale. Le Keller a dispersé ses quelques tables dans une bibliothèque-boudoir sous une grande verrière qui tamise la lumière. Le décor est doux à prédominance de rose avec de belles tentures en brocard de soie qui ornent les murs. La salle est petite, mais l’agréable est de se restaurer entre quelques bons vieux livres.

Verrine de betteraves à la ricotta
Le Keller fait donc partie du Champs Elysées Plaza de la rue de Berri, un « petit » palace cinq fois étoilé mais loin de la mouvance bling-bling, un hôtel tout en élégance, discrétion, raffinement à la décoration haute couture. Le Keller doit son nom à la Comtesse de Keller (1828-1895), nièce par alliance d’Honoré de Balzac et son portrait vous accueille dans le lobby. L’hôtel s’est lancé le défi d’attirer une clientèle extérieure à l’hôtel par son offre restauration, et dans ce but il a recruté un jeune chef prometteur. Vincent Boucher a démarré sa carrière à La Tour d’Argent, puis il a poursuivi chez Ladurée et a participé à l’ouverture du bar sur les Champs Elysées. Aujourd’hui il décroche sa première place de chef au Keller et y propose une cuisine intemporelle et juste, qui trouve ses marques au fil des jours.

Bien sûr vous pouvez choisir des intemporels comme la salade César, le club sandwich, des penne aux fromages. Mais laissez-vous tenter par des compositions classiques mais plus travaillées : les langoustines de Guilvinec dans des ravioles arrosées d’un cappuccino de homard (20 €), le gros œuf d’oie farci de truffes (18 €). L’originalité pointe peu le bout de son nez, mais les cuissons sont justes et la présentation soignée à l’exemple du dos de saumon croustillant de banane plantain et lait de coco (22 €), du filet de bœuf pomme Anna et pois gourmand (32 €), des Saint-Jacques snackées riz bio de Camargue (26 €).

Pour terminer sur une note sucrée, notre table a opté pour le grand classicisme du pain perdu et du trio de gâteaux au chocolat mi-cuit. Le pain perdu était bon mais servi avec des confitures industrielles, le trio se composait de 2 petites boules de gâteau au chocolat noir, lait et blanc. D’un commun accord nos commentaires allaient vers le désir d’une sauce caramel au beurre salé ou de sirop d’érable en remplacement de la confiture ; de même on aurait préféré un gâteau au chocolat plus gros afin qu’il soit vraiment mi-cuit et coulant. Le faire trop petit l’assimile à une bouchée amuse-bouche et il est indubitablement sec sans cœur qui s’évanouit. Ces deux remarques ont été suggérées au chef lui-même. Espérons que lors de votre passage les recettes aient été modifiées selon nos conseils malicieusement avisés !!!!!

Une courte carte des vins, mais une belle carte de champagnes agrémentera votre repas. Pour un repas qui associe viandes et poissons, vous ne vous tromperez pas en partant sur un Bourgogne rouge. Le Beaune du Château 1er cru 2007 de Bouchard Père & Fils. Comptez 32 € pour une demi-bouteille et 58 € pour une bouteille.

Pour la Saint-Valentin, l’offre à 120 € tourne autour de plats rouge passion avec une « thématique pierres précieuses » : coupe ce champagne Vranken, carpaccio de Saint-Jacques et diamant noir (la truffe), foie gras serti de rubis, médaillon de homard bisque safranée, améthyste rose et litchi. Prolongation possible par une nuit à l’hôtel avec cadeaux surprises à la clé !!

Le Keller
35, rue de Berri
75008 Paris
Tél : 01 53 53 20 20
Ouvert du lundi au vendredi inclus

Menu du marché à 2 plats à 35 € et à 3 plats à 42 €
Article publié le 8 février 2011

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