Le Zinc, un vrai bon bistrot !

Frédéric Vardon, le chef fraîchement étoilé du 39V, a un quatrième enfant ! Après le Zinc Gennevilliers, le Zinc des Neiges, un éphémère à Courchevel cet hiver ; voilà le Zinc Opéra dans une version bistrotière. La critique gastronomique du site a été le tester.

Les plats, comme ici, la volaille fermière répondent aux attentes des gourmets en affichant des prix raisonnables.

Assurément, là où il est situé, dans le second arrondissement parisien, entre Opéra et Bourse ; cet établissement là marchera comme sur des roulettes le midi ! Le soir c’est un autre problème, car le quartier est vraiment un coin de bureaux et car quelques progrès restent à faire avec les ‘à côtés’ du plat principal, j’entends par là les entrées, les desserts.

Nouvellement étoilé dans son restaurant du 8°, le chef Frédéric Vardon.
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Nouvellement étoilé dans son restaurant du 8°, le chef Frédéric Vardon.
©DR

Le moins bien d’abord (mais cela va s’améliorer, Frédéric Vardon étant un vrai pro qui vient d’être étoilé par le Michelin dans son adresse gastronomique du 8ème) : la salade de bœuf épicé manque de saveurs, d’épices. Sans arracher la bouche, il faut lui donner un peu plus de relief, de « j’aurai envie d’y revenir lors de ma prochaine venue ».

Une cuisine de bistrot revue par un chef de qualité et servie par un personnel efficace.
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Une cuisine de bistrot revue par un chef de qualité et servie par un personnel efficace.
©DR

Idem pour les desserts : pour les femmes, il faut certes et avant l’été jouer le light en vue de l’épreuve du maillot de bain dont les magazines féminins vont nous rabâcher les oreilles. Néanmoins la salade de fruits est d’un intérêt médiocre et la pizza au chocolat assez sèche.

Le bien ensuite : la décoration est fraîche et lumineuse : des murs clairs avec des stickers, une véranda apportant de la luminosité, des miroirs sorcières qui agrandissent la pièce, des lustres sympa et un peu baroques. Le personnel est efficace et soucieux des exigences et manies des uns et des autres gère à l’efficacité. L’assiette est classique, masculine : bavette de bœuf sauce béarnaise frites maison, entrecôte normande sauce poivre, volaille fermière proposées à des prix raisonnables (19 à 24 € environ).

Très lumineuse, la salle est agréablement décorée et déjeuner sous la verrière est très agréable.
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Très lumineuse, la salle est agréablement décorée et déjeuner sous la verrière est très agréable.
©DR

On a flashé sur le plat d’influence savoyarde (hivernal, peu diététique mais parfaitement dosé) : des crozets au jambon et aux truffes (25 €). Belle prestation aussi pour les Saint Jacques juste saisies et posées sur des épinards avec une sauce dieppoise aux coquillages : le produit est là dans sa simplicité et si on le souhaite, une pointe de sauce le complète ; mais si on le préfère neutre, le mollusque présente sa belle saveur iodée, pure, non tuée par un laquage ou une marinade (24 €). Généreuse la pièce de veau, pommes grenaille et carottes, joue dans la carte du très tendre, du très savoureux : un régal à 24 €.

Laissez tomber donc les desserts à moins de craquer pour la brioche façon pain perdu et ses coulis et glace caramel au beurre salé. Mais là vous ferez une croix sur les allégés !

Un bel effort pour les vins dont les prix n’assomment pas le consommateur : bravo !

Le Zinc Opéra
8, rue de Hanovre
75002 Paris
Tél : 01 42 65 58 95

Article publié le 9 mars 2012

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