Entre passé et présent, la maison-musée van Buuren

La maison bruxelloise des mécènes Alice et David van Buuren accueille une exposition d’art contemporain jusqu’au 30 septembre 2018. Une occasion de la découvrir ou redécouvrir !

L’architecture extérieure de la maison van Buuren en brique rouge est typique de l’Ecole d’Amsterdam.
Voir plus : brique, maison, style art déco

Une maison emblématique

La maison du banquier David van Buuren, située sur la commune bruxelloise d’Uccle, a été construite en 1928 par les architectes Léon Emmanuel Govaerts et Alexis Van Vaerenbergh. Le couple d’esthètes, formé par Alice et David van Buuren, avait fait de leur intérieur un conservatoire vivant. Mobilier rare, tapis, vitraux, sculptures et tableaux de maîtres internationaux ont été conservés, selon le souhait des propriétaires, alors que la maison est devenue musée en 1975. Sur deux niveaux, dans toutes les pièces de vie, l’atmosphère de l’époque a été parfaitement reconstituée. En fait, elle n’a pas changé…

A gauche, une sculpture de Gijs Milius s’invite au salon. A droite, un détail des rideaux brodés au point de croix dont les personnages des motifs font écho à la sculpture de Gijs Milius.
Afficher la galerie
A gauche, une sculpture de Gijs Milius s’invite au salon. A droite, un détail des rideaux brodés au point de croix dont les personnages des motifs font écho à la sculpture de Gijs Milius.
©Agnès Zamboni

Un dialogue ininterrompu

Dans un cadre admirablement préservé, les créations d’une quarantaine d’artistes actuels dialoguent tout l’été avec la décoration des années 1930 et d’autres œuvres du XVème, XIXème et XXème siècles acquis par les anciens propriétaires, collectionneurs d’art. La moitié des œuvres actuelles ont été créées spécialement pour le lieu et cette exposition dans le but de s’intégrer parfaitement dans l’espace, comme si elles avaient toujours été là et aussi dans la volonté de créer des surprises et des effets de contraste. Chacune d’elles a trouvé sa place, grâce à une scénographie très soignée et orchestrée par Michel Van Dyck. Ce dernier avait déjà organisé une précédente exposition, en septembre 2016, si justement baptisée « Comme si de rien n’était ». L’exposition actuelle « Présent » reprend l’idée d’intégration des œuvres d’art comme si les propriétaires étaient encore vivants et continuaient leur œuvre de mécènes et amateurs d’art éclairés ! Déjà à l’époque de son aménagement, les éléments de décoration de la maison, comme les tapis, s’harmonisaient en couleurs avec les tableaux choisis. Les œuvres actuelles, comme la sculpture de Gijs Milius posée comme un invité sur le canapé du salon, près de la cheminée, faisant écho aux motifs brodés au point de croix des rideaux, ont été sélectionnées en correspondance avec la décoration intérieure. De même, le sourire du tableau de Carole Vanderlinden rappelle celui du personnage de l’œuvre La Penseuse du peintre néerlandais Kees Van Dongen, dérobée dans la maison en 2013, et remplacée aujourd’hui par une photo. Tandis qu’une multiprise trainant près de la cheminée et un cale-porte en céramique émaillée, positionné au niveau des portes du salon et de la salle à manger, deux œuvres de Douglas Eymon, flirtent avec les frontières de l’art et du design.

Dans le salon, tableau « Portrait with a Cat » de Nicolas Party.
Afficher la galerie
Dans le salon, tableau « Portrait with a Cat » de Nicolas Party.
©Isabelle Arthuis

Un jardin unique

Le jardin a été également été investi. Il compose un territoire de 1,5 hectares. Une partie du jardin a été dessiné par les architectes paysagistes belges Jules Buyssens et René Pechère : « Jardin Pittoresque », le labyrinthe « Jardin de Cœur, Le « Picturesque Garden », « Jardin régulier » à « roseraie » en motif géométrique qui rappelle l’esprit linéaire Art Déco compose des espaces diversifiés qui rendent hommage à tous les styles de jardin.  

Dans la roseraie, Cumulus, des œuvres en céramique expérimentale (argile et glaçage) de Bente Skjöttgaard, galerie Pierre Marie Giraud. Tout en faisant esthétiquement écho aux bouquets de fleurs, elles évoquent les nuages de la pollution.
Afficher la galerie
Dans la roseraie, Cumulus, des œuvres en céramique expérimentale (argile et glaçage) de Bente Skjöttgaard, galerie Pierre Marie Giraud. Tout en faisant esthétiquement écho aux bouquets de fleurs, elles évoquent les nuages de la pollution.
©Isabelle Arthuis

Contact :
Maison van Buuren

41, avenue Léo Errera
1180 Bruxelles
Belgique
Tél. : 0032(0)2 343 48 51
Mail : info@museumvanbuuren.be
www.museumvanbuuren.be

Devant une tapisserie Art déco, œuvre en verre « Hekiyu Renmonko » de Yoshiro Kimura.
Afficher la galerie
Devant une tapisserie Art déco, œuvre en verre « Hekiyu Renmonko » de Yoshiro Kimura.
©Isabelle Arthuis

Sur un muret du jardin, une nappe de clous aimantés, une œuvre de Tatiana Wolska, s’immisce et se confond avec la végétation grimpante.
Afficher la galerie
Sur un muret du jardin, une nappe de clous aimantés, une œuvre de Tatiana Wolska, s’immisce et se confond avec la végétation grimpante.
©Agnès Zamboni

Dans la salle de bains, qui a conservé son chauffe-eau d’époque, une œuvre de Charlotte Vander Borght. Comme « le fou du roi qui se maquille dans la glace », selon les propres propos de Michel Van Dyck, cette œuvre a trouvé sa place sur la barre qui supporte le rideau de la baignoire.
Afficher la galerie
Dans la salle de bains, qui a conservé son chauffe-eau d’époque, une œuvre de Charlotte Vander Borght. Comme « le fou du roi qui se maquille dans la glace », selon les propres propos de Michel Van Dyck, cette œuvre a trouvé sa place sur la barre qui supporte le rideau de la baignoire.
©Agnès Zamboni

A gauche, en hommage au sourire de La Penseuse, le tableau volé de Kees Van Dongen, une œuvre de Carole Vanderlingen. A droite, chaussures « Fétiches » de Sarah Caillard investissant le vestiaire.
Afficher la galerie
A gauche, en hommage au sourire de La Penseuse, le tableau volé de Kees Van Dongen, une œuvre de Carole Vanderlingen. A droite, chaussures « Fétiches » de Sarah Caillard investissant le vestiaire.
©Isabelle Arthuis

Dans la salle à manger, au-dessus des boiseries intégrant des vitrines éclairées en bandeaux pour accueillir des pièces de faïence, céramique et arts de la table, des tableaux du peintre Gustave van de Woestijne. David van Buuren a accumulé 32 tableaux de cet artiste gantois, mais aussi 5 siècles d’histoire de l’Art avec des maîtres flamands et italiens du XVème au XIXème siècle, dans sa maison de Bruxelles.
Afficher la galerie
Dans la salle à manger, au-dessus des boiseries intégrant des vitrines éclairées en bandeaux pour accueillir des pièces de faïence, céramique et arts de la table, des tableaux du peintre Gustave van de Woestijne. David van Buuren a accumulé 32 tableaux de cet artiste gantois, mais aussi 5 siècles d’histoire de l’Art avec des maîtres flamands et italiens du XVème au XIXème siècle, dans sa maison de Bruxelles.
©Agnès Zamboni

Le piano du salon, posé sur le tapis aux motifs géométriques colorés, telle une composition cubiste, n’a pas bougé !
Afficher la galerie
Le piano du salon, posé sur le tapis aux motifs géométriques colorés, telle une composition cubiste, n’a pas bougé !
©Agnès Zamboni

Devant la façade de la maison van Buuren, une œuvre clin d’œil humoristique au smiley, « Trickster» de Denicolai et Provoost.
Afficher la galerie
Devant la façade de la maison van Buuren, une œuvre clin d’œil humoristique au smiley, « Trickster» de Denicolai et Provoost.
©Isabelle Arthuis

Deux œuvres fonctionnalistes de Douglas Eynon.
Afficher la galerie
Deux œuvres fonctionnalistes de Douglas Eynon.
©Isabelle Arthuis

Dans le jardin, à gauche, sous la gloriette, une œuvre de Douglas Eynon intitulée « Un peu vague » et, à droite, accroché sur le tronc d’un arbre un masque en cuivre repoussé de Christophe Doucet, mi-ours, mi-loup, faisant référence à la retraite de l’artiste qui vit comme un ermite dans Les Landes.
Afficher la galerie
Dans le jardin, à gauche, sous la gloriette, une œuvre de Douglas Eynon intitulée « Un peu vague » et, à droite, accroché sur le tronc d’un arbre un masque en cuivre repoussé de Christophe Doucet, mi-ours, mi-loup, faisant référence à la retraite de l’artiste qui vit comme un ermite dans Les Landes.
©Isabelle Arthuis

Dans la trémie de l’escalier et sur la rampe ajourée du premier étage, l’œuvre textile « Present Anti-Clock » de Erwan Maheo.
Afficher la galerie
Dans la trémie de l’escalier et sur la rampe ajourée du premier étage, l’œuvre textile « Present Anti-Clock » de Erwan Maheo.
©Isabelle Arthuis

Dans le jardin, la fresque « Half of river scene » de Martin Belou.
Afficher la galerie
Dans le jardin, la fresque « Half of river scene » de Martin Belou.
©Isabelle Arthuis

Dans le bureau de David van Buuren, une toile de Luca Vitone, artiste italien qui a précédemment laissé sa toile dans le jardin pour créer une surface à la texture particulière et unique.
Afficher la galerie
Dans le bureau de David van Buuren, une toile de Luca Vitone, artiste italien qui a précédemment laissé sa toile dans le jardin pour créer une surface à la texture particulière et unique.
©Isabelle Arthuis

Dans la salle de bains, en contraste noir sur le carrelage blanc, cadres en bois sombre qui accentuent le côté graphique et bicolore de l’espace, au sol marqué par une mosaïque avec bordure et plinthe noires. Œuvre « If things are not as you wish them as they are » de Stefan Nikolaev.
Afficher la galerie
Dans la salle de bains, en contraste noir sur le carrelage blanc, cadres en bois sombre qui accentuent le côté graphique et bicolore de l’espace, au sol marqué par une mosaïque avec bordure et plinthe noires. Œuvre « If things are not as you wish them as they are » de Stefan Nikolaev.
©Isabelle Arthuis

Emaillant la décoration de style Art Déco aménagée par des ensembliers belges français et hollandais, à droite de la porte, l’œuvre « Goofy » de Vincent Chenut.
Afficher la galerie
Emaillant la décoration de style Art Déco aménagée par des ensembliers belges français et hollandais, à droite de la porte, l’œuvre « Goofy » de Vincent Chenut.
©Isabelle Arthuis

Dans l’atelier de David van Buuren, qui peignait pendant ses heures de loisirs, au-dessus de la fenêtre, deux œuvres de Jan Vercruysse, représentant respectivement le labyrinthe du plaisir masculin et celui du plaisir féminin.
Afficher la galerie
Dans l’atelier de David van Buuren, qui peignait pendant ses heures de loisirs, au-dessus de la fenêtre, deux œuvres de Jan Vercruysse, représentant respectivement le labyrinthe du plaisir masculin et celui du plaisir féminin.
©Agnès Zamboni

Dans la nouvelle partie du jardin restaurée où se trouvait autrefois le tennis, une œuvre de Christophe Terlinden en verre filé évoquant les architectures des bacs à sable et aires de jeux pour enfants.
Afficher la galerie
Dans la nouvelle partie du jardin restaurée où se trouvait autrefois le tennis, une œuvre de Christophe Terlinden en verre filé évoquant les architectures des bacs à sable et aires de jeux pour enfants.
©Agnès Zamboni

Œuvre « Inferno » de Damien De Lepeleire.
Afficher la galerie
Œuvre « Inferno » de Damien De Lepeleire.
©Isabelle Arthuis

Dans la salle à manger, au premier plan une œuvre du céramiste Takayuki Sakiyama devant une pièce en verre de Yoshiro Kimura.
Afficher la galerie
Dans la salle à manger, au premier plan une œuvre du céramiste Takayuki Sakiyama devant une pièce en verre de Yoshiro Kimura.
©Isabelle Arthuis

Accrochée dans le verger, nacelle balançoire en métal de récupération évoquant une muselière suspendue dans les airs. Œuvre « Servir l’homme ou comment servir l’homme » de Tanguy Poujol.
Afficher la galerie
Accrochée dans le verger, nacelle balançoire en métal de récupération évoquant une muselière suspendue dans les airs. Œuvre « Servir l’homme ou comment servir l’homme » de Tanguy Poujol.
©Isabelle Arthuis

Article publié le 23 juillet 2018

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire