Le Corbusier visionnaire à Firminy

Le Corbusier, un visionnaire qui désirait mettre l’homme au centre de son lieu de vie, partager des valeurs communes : L'éduquer par le savoir à travers une nouvelle école intégrée à son logement. Par le sport avec son stade qui fait face à la maison de la culture. Et, à quelques mètres du lieu de spiritisme, avec son église dont l’architecte part d’un carré pour avancer vers le cercle parfait symbolisé par un puits de lumière.

Couloir de lumières de l'école.

Firminy situé à quelques kilomètres de Saint Etienne, est une ville unique avec son utopie qui restera comme la seule réussite dans les tentatives d’après-guerre d’humaniser les lieux de vies autour d’un art de vie engendré par une envie de renouveau total !

Cette cité minière se trouve dans les années 50, dans une misère et un inconfort que les nouveaux dirigeants de la France désirent rayer une fois pour toute de notre pays. Son maire de l’époque, Eugène Claudius-Petit (MRP) fait appel à son ami Le Corbusier pour inventer cette ville idéale dont tout fonctionnera autour d'un cœur central. Le tout articulé rappellant le concept des villes romaines avec ces bâtiments publics ouverts à tous.

On y trouve une salle de spectacle au décor minimaliste mais au confort exceptionnel, des lieux de rencontres et d’échanges, le tout faisant face au complexe sportif qui peut toujours accueillir 4000 supporters, et l’église Saint Pierre,  anti-conventionnelle par un dôme qui laisse entrer la lumière sous différentes formes ou plusieurs puits de lumières colorés. Les sièges de la nef sont disposés en gradins pour que tout le monde assiste pleinement aux rites religieux.

Puit de lumière dans le dôme de l'église
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Puit de lumière dans le dôme de l'église
©Francis Van de Walle VisionMaison

Côté habitation, une première « unité » est construite, c’est le lieu de vie, porté par des pilotis, ils sont le symbole de l’utilisation optimale du m² et de la volonté d’insuffler de l’air et de l’espace pour des rencontres dès le rez-de-chaussée.

Dans cet immeuble, on parle de rues et non de couloirs, une signalétique allumée  jour et nuit au-dessus des portes peintes dans les quatre couleurs mythiques du "Corbu". Exemple du désir d’une vie collective réussie, une école est disposée sur le toit de l’immeuble avec en mezzanine, une cour de récréation atypique qui dispose d’une vue panoramique sur la ville !

La récrée se trouve sur le toit du monde
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La récrée se trouve sur le toit du monde
©Francis Van de Walle VisionMaison

Les appartements vont du F1 au F6. Tout y est étudié pour gagner de la place et que la famille vive en communauté avec des murs coulissants qui sont d’immenses tableaux noirs sur lesquels les enfants peuvent dessiner ou réviser leurs devoirs. Les parents disposent de leur côté de la première chambre de la mezzanine, avec vue sur la vallée. La vie se fait totalement en interne, qu’il n’est pas rare de voir les mamans déposer leurs enfants en peignoir ! Dans les années 65, on frôle le modèle idéal de vie en commun.

Firminy fait partie de ses cinq sites complets imaginés par un homme d’exception, « le Corbu », un touche à tout, qui a désiré tout maitriser, du meuble au mode vie. Sans oublier son dada pour la peinture, la tapisserie avec la manufacture d’Aubusson, la sculpture et ses œuvres réparties dans les plus grands musées du monde.   

Pour plus d’informations : http://lecorbusier.ville-firminy.fr

Article publié le 22 juin 2011

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