Coût de l'énergie et inégalités : chronique d'un cercle vicieux annoncé.

protection environnement

La sensibilisation du grand public aux économies d'énergie par l'ADEME est limitée. Selon une étude du CREDOC, la sensibilité écologique des ménages, bien que réelle, reste relativement indépendante des comportements.

Par exemple, la température moyenne des logements est passée de 19° à 21° entre 1986 et 2003 et la consommation d'électricité a augmenté de 85% par m² habitable entre 1973 et 2003.

En 2006, les ménages les plus pauvres ont consacré 15% de leur revenu aux dépenses énergétiques contre seulement 6% pour les plus riches.

Cela dit, même pour les ménages les plus pauvres sensibilisés, les dépenses courantes les empêchent de mener à bien des dépenses d'investissement qui leur permettraient de faire des économies dans l'avenir ... chronique d'un cercle vicieux annoncé.

Autre élément important, la plupart des ménages parmi les plus pauvres sont locataires de leur logement. Or les propriétaires sont peu enclins à faire des dépenses pour limiter des charges qu'ils ne payent pas eux-mêmes. Le diagnostic énergétique constitue certes une avancée, mais son impact est modéré.
La précarité énergétique avance donc à grands pas ...

Brève inspirée d'un article paru sur actu-environnement.com : les inégalités se creusent au sujet des dépenses énergétiques des ménages français.

 

Article publié le 10 avril 2008

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