Rénover une souche de cheminée

La souche est le conduit extérieur d’une cheminée. Soumise aux agressions météorologiques et à d’éventuelles chutes de branches, elle doit bénéficier d’une attention particulière. En l’entretenant régulièrement, vous éviterez les dommages nécessitant de gros travaux. Nos conseils pour réparer une souche fatiguée.

Les souches de cheminées anciennes sont plus compliquées à rénover : témoins du patrimoine architectural d'une ville, elles doivent être restaurées à l'identique.
Voir plus : Cheminée

La souche sert à expulser les émissions de gaz brûlés vers l’extérieur. Elle crée également un appel d’air, nommé tirage, essentiel pour une bonne combustion. Une isolation parfaite du conduit est indispensable ; dans le cas contraire, la température des gaz de combustion pourrait chuter brutalement et provoquer de la condensation.

Les souches de cheminées anciennes font partie du patrimoine architectural d'une ville. Si la vôtre a besoin d’une rénovation, la mairie peut vous obliger à la restaurer à l'identique, pour ne pas dénaturer le paysage urbain. Les vieilles cheminées sont généralement faites des mêmes matériaux que ceux qui ont servis à construire la façade du bâtiment.

Les fissures sur une souche peuvent entraîner un appel d’air moins bon. L'étanchéité de la cheminée, et donc de la maison, peut également être mise en péril par d’éventuelles brèches. Dans les situations de grand délabrement, des morceaux de souche, en chutant, peuvent abîmer la toiture voire blesser quelqu’un.

Réparer les dommages

Si la souche fuit à sa base, il faut utiliser une plaque de zinc. Une fois celle-ci mise en forme, de façon à épouser le pied de la souche et remonter le long du conduit de cheminée, elle doit être glissée sous les tuiles. Une couverture en ardoises, en zinc ou en tuiles plates, permet une pose aisée. Si votre toiture est composée de tuiles canal, attendez-vous à une opération plus difficile.

Le chevêtre est la dalle qui repose sur la charpente de la toiture au niveau de la cheminée, et par laquelle passe le conduit pour ressortir sur le toit. Dans le cas d’une infiltration ou d’une fuite à ce niveau, l'intervention est plus complexe. Il faut vérifier l'état du plâtre ayant servi à remplir l'espace entre la dalle et la maçonnerie de la cheminée. Si les fissures sont trop importantes, il est trop tard : inutile de colmater. A cet endroit, les tuiles sont normalement scellées, avec un mélange de ciment et de chaux. Bien souvent, il est plus facile et efficace de s’assurer de l'étanchéité complète de la maçonnerie, en déposant cette partie de toiture pour la refaire. Parfois, il est suffisant de ne changer que les bandes d'étanchéité au pourtour de la souche, sur la toiture ou dans les combles.

Si l’ensemble de la maçonnerie semble très fragile, la rénovation devient bien plus technique. Un enduit d'étanchéité peut être étalé, dans le cas de quelques petites fissures, sur une souche en béton. Pour les briques réfractaires, la terre cuite ou les pierres de construction, plus vulnérables aux intempéries, vous pouvez être amené à complètement reconstruire la souche. Pas de panique ! Si vous avez un doute quand à la faisabilité des travaux, renseignez-vous auprès d’un expert : couvreur, maçon spécialisé... Il pourra peut-être remplacer les pierres abîmées, remettre à niveau l'étanchéité, et refaire les mortiers sans tout casser.

Améliorer la souche

Plusieurs solutions existent pour compléter la souche, et par là, perfectionner et protéger votre cheminée. Une mitre, le chapeau qui surplombe parfois le conduit, améliore le tirage de votre cheminée et la protège de la pluie. Elle empêche également les petits animaux d'entrer dans le conduit de la cheminée ; les oiseaux aiment en effet y faire leur nid.

Un dispositif anti-refoulement permet, quant à lui, d'empêcher le retour de fumées à l'intérieur, en cas de fortes pluies ou de vents plongeants.

A l’inverse, un tirage trop fort peut avoir pour effet une aspiration trop rapide de l’air chaud vers le haut, dans le conduit. Le combustible se consume alors trop vite, et la production de chaleur est réduite. Un régulateur de tirage, ou un « restricteur », permet d’enrayer cet inconvénient. A vous d’identifier, en fonction du climat, les besoins de votre cheminée.

Article publié le 10 avril 2012

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire