Un Margaux à l’Arpège

Bien triste 21 juin, gris et froid, à Paris. Mais château Dauzac, grand cru classé de Margaux, nous accueille à l’Arpège pour goûter quelques uns de ses vins. Un peu de baume au cœur !

Christine Lurton-de Caix contemple l'intensité du rouge rubis
« Une bonne année globalement, explique Christine Lurton-de Caix, fille d’André, pour notre domaine exploité en agriculture raisonnée. Avec une parcelle en bio bientôt. » Depuis 5 ans, cette digne fille de son père gère le domaine de 40 hectares de cru classé de Margaux, propriété de la Maif.

Elle reconnait que l’ensemble du domaine n’est pas digne de l’appellation Margaux, mais bien 60% environ. Une exigence qui se retrouve dans le verre. Quand arrive l’asperge à l’œuf mollet fumé associé au Dauzac 2005.


Vin et asperge-œuf, dur, dur normalement

« Je sais que l’alliance asperge-oeuf avec du vin rouge n’est pas facile. Mais là, qu’en pensez-vous ? » demande notre hôtesse inquiète.

Les deux, le plat et le vin, étant de première qualité, l’ensemble ne heurte pas le palais. Et même, cela se laisse déguster avec plaisir. Le Dauzac 2005, rouge rubis intense, exhale un parfum puissant où l’on reconnait cerise noire et cassis. En bouche, le vin est corsé, d’une belle concentration mais suave et équilibré.


Capsule et bouchon, le débat…

Pendant que chacun termine son plat, la conversation s’engage sur les bouchons et les capsules. Oui pour les blancs que l’on bouche avec confort selon le degré voulu (il existe plusieurs sorte de capsule pour laisser passer plus ou moins d’air selon son souhait). Mais pas les rouges qui méritent mieux, précise Christine. Qui ajoute, le débat est sans fin...

C’est le moment choisi pour l’arrivée du turbot, magnifique bête présentée sur un immense plat. Le vin jaune se fait discret pour entourer le morceau, et le chou servi al dente ne plait pas à tout le monde, par son âpreté.

Le vin rouge, un Dauzac 2000, avec le turbot est original mais de bel accord, tant la chair de ce noble poisson est dense et goûteuse. Le vin nuancé, aux tannins fondus et veloutés, est d’une jolie complexité. Il s’accorde à merveille avec la poularde aux feuilles de figuier, plat extrêmement odoriférant.


Les fraises à l’hibiscus

Le vin la Bastide Dauzac 2005, le second vin du domaine, au nez fruité, tout en rondeur en bouche, est servi avec les fraises parfumées à l’hibiscus. Une alliance facile et agréable qui termine joliment le repas.


Les vins

Dauzac 2005 40 à 45 euros la bouteille
Dauzac 2000, 40 à 45 euros
La Bastide Dauzac 2005, 25 euros

www.andrelurton.com
Tel : 05 57 88 32 10
Article publié le 23 juillet 2010

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