La Babelutte de Lille : une histoire à nous en laisser bouche bée !

Lille rime avec moules-frites, bière et fromage de Maroilles. Mais il ne faut pas négliger dans cette abondance de matière grasse, la douceur locale dont les Lillois ont des raisons d’être fier : la Babelutte des gourmands.

La Babelutte des bavards
On raconte…

Comment est née la Babelutte ?

Certains racontent à Lille que ce bonbon a vu le jour à la fin du XIXe siècle. Des marchands chiffonniers de Roubaix et de Tourcoing distribuaient cette friandise en échange de chiffons, de peaux de lapins, de vieille ferraille et de vieux cartons. « Ces marchands d’os » étaient en quelque sorte des récupérateurs qui vagabondaient de quartiers en quartiers. En ancien français, « babelutte » signifierait « bagatelle », « babiole ».

D’autres racontent que, dans les années 20, un jeune confiseur désirait créer une nouvelle gourmandise… . Il mit un mélange de sucre et de beurre à cuire. Trop occupé à bavarder avec sa femme, il en oublia son bonbon ! Le mélange se solidifia pour le bonheur de son créateur. La Babelutte doit donc son nom à son confiseur qui papotait au moment de sa préparation.


Le paradoxe de la Babelutte


« Babelutte » vient du flamand « babbelen » qui signifie « bavarder ». Mais quand on suce une babelutte, il est pourtant impossible de parler. Une autre légende raconte que le terme « babelutte » vient de son pouvoir de faire taire les « babelles ». En effet, si « babbelen » fait référence au bavardage en flamand, le « utte » final de « babelutte » viendrait de « uit » qui caractérise la « fin » et par conséquent « la fin de la conversation ». « Babelutte » pourrait alors être interprété comme la fin d’un babillement. Ce petit bonbon serait né d’un confiseur distrait qui parlait de trop et produirait l’effet contraire sur le gourmand qui aurait succombé à la tentation… . Voilà une histoire qui pourrait bien nous faire délier les langues !


Une gourmandise typique du terroir flamand

Ce petit caramel rectangulaire de couleur brune a tout pour être onctueux : du sucre, du beurre, du lait, de la vergeoise et de la vanille. Dans le Nord de la France et en Belgique, la vergeoise, naturelle, est essentielle pour les recettes de pâtisserie. En effet, cette région est avant tout une terre agricole où de nombreuses plantes et racines sont cultivées. Utilisé pour la préparation des spéculoos, des spécialités culinaires comme les carbonnades à la flamande, ce sucre brun foncé provient d’un sirop de betterave après raffinage. Le mélange de la Babelutte donne un bonbon tendre au goût de caramel, une gourmandise aux résonances flamandes.

Sur la route des bonbons, la Babelutte est à savourer sans modération. Conseillez-là naïvement aux jaboteurs !
Article publié le 27 octobre 2010

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