Les gaufres réunissent les politiques

Les gaufres de Pierre Hermé et de Meert plébiscitées par les hommes politiques.

Sous cloche pour leur préserver fraîcheur et saveur, les merveilleuses gaufres fourrées à la vanille de chez Meert

Les gaufres de tradition lilloise vont-elles détrôner macarons parisiens et cup-cakes américains ? Toujours est-il que la création par Pierre Hermé, le grand pâtissier alsacien devenu une star mondiale du gâteau, de trois gaufres et l’arrivée dans la capitale du mythique Meert de Lille bousculent le microcosme des becs sucrés.

Depuis plus de deux siècles (1761), Meert et sa boutique au style rococo flamboyant rassasie les gourmets du Nord par ses gaufres, deux fines tranches de gaufres enduites de crème à la vanille Bourbon. Ces friandises divinement sucrées et parfumées étaient tellement appréciées de la cour belge, que la maison Meert devint en 1863 le fournisseur officiel de sa majesté le roi Léopold 1er. Un siècle plus tard, les gaufres étaient livrées au Général de Gaulle et à « tanteYvonne » qui les adoraient. Aujourd’hui, Martine Aubry ne nie pas déjeuner presque chaque semaine chez Meert. Voilà au moins un point, la gourmandise, sur lequel les hommes politiques de tous bords s’accordent.

Installée depuis peu dans le 3ème à Paris, Meert y propose une gaufre en édition limitée, la fraise vichy ou une délicieuse couche de crème de fraise fraîche juste relevée d’une pointe de menthe, proche de celle des pastilles vichy.

De son côté, Pierre Hermé vient d’ajouter à son patrimoine sucré le travail des gaufres. Comme pour les millefeuilles qu’il décline en plusieurs parfums, il propose trois gaufres à se damner, la vanille aux gousses naturelles de Tahiti, Madagascar et du Mexique, la Pietra à un praliné maison élaboré à partir de noisette piémontaises et l‘Ispahan. Cet Ispahan est un secret personnel du pâtissier autour de la framboise, du litchi et de la rose : cette saveur existe en macaron, croissant, millefeuille, muësli, etc… Elle se prête à merveille aussi au moelleux des deux croûtes dorées de la gaufre.

Si la maison Hermé ne peut pas dévoiler les noms des politiques de droite comme de gauche qui s’approvisionnent chez elle, on sait néanmoins que lors d’une réunion du G20, Christine Lagarde avait apporté à chaque membre des macarons avec le drapeau de son pays en effigie. Le prochain petit cadeau gourmand risque d’être une gaufre personnalisée, elle aussi !

Dans les deux maisons, la gaufre est réalisée avec une pâte passée entre des moules anciens qui lui laissent une robe à damiers et prend des formes soit oblongues soit toutes rondes. Après fourrage elle est enveloppée manuellement individuellement ou par petits paquets, ce qui permet de la garder fraîche plusieurs jours. Les seuls points noirs de ces gaufres sont leur valeur calorique et leur prix (2,50 à 2,80 € l’individuelle ; de 13,50 les 6 chez Meert à 14 € les 5 chez Hermé).

Dans le Nord, la guerre des gaufres fait rage, et certains puristes disent qu’il n’y a pas d’autre gaufre qu’à Houplines, le berceau initial de la gourmandise, où existe d’ailleurs un musée de la gaufre. Les gaufres y sont encore bien sûr fabriquées artisanalement, mais elles ne sont pas encore « descendues sur la capitale ». Les pauvres parisiens devront donc se contenter (et grossir gentiment) avec celles de Meert et de Pierre Hermé !

 

Meert 16, rue Elzévir 75003 Paris

Gaufres Hermé en vente dans les boutiques des 1er, 2nd, 6è, 8è, 15è et 16è arrondissements et sur www.pierreherme.com

Article publié le 15 juin 2011

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