En Bretagne, la Niniche fait des ravages !

Entre sucette et sucre d’orge, la Niniche régale les gourmands depuis déjà plus de soixante ans. La recette : du sucre de canne, du beurre salé de pays, du sel de Guérande et des vieux chaudrons en cuivre. Ajoutez à cela l’incomparable talent du confiseur pour obtenir de succulentes Niniches.

Sans colorant, ni conservateur, seuls les emballages permettent de distinguer les multiples saveurs de ces Niniches...
49 parfums

Au départ, une modeste baraque de plage fait de la Maison Audebert un endroit où se concoctent des douceurs sucrées encore méconnues. Soucieux de chérir les Bretons après la guerre et ses multiples privations, Raymond et Yvonne Audebert s’inspirent des anciennes recettes de leur grand-mère pour régaler les habitants. Un long cylindre sucré, fin et étroit, à la texture satinée, voit le jour en 1946. Depuis la Niniche connaît des adeptes par milliers, déclinant une multitude de saveurs aussi acidulées ou caramélisées les unes que les autres. Seul l’emballage permet de distinguer les parfums : 20 caramels rivalisent avec 29 fruits dans cette confiserie balnéaire.


Une recette référencée au patrimoine culinaire de France


Un mélange de sucre naturel de canne et de glucose fondu dans un chaudron de cuivre, cela donne déjà envie…Si l’on rajoute du beurre frais et du lait pour les Niniches au caramel ou une essence naturelle de fruits pour les autres, les papilles nous titillent encore davantage. Un peu de patience car le mélange doit être cuit à 132°C précisément, puis versé sur une table froide avant d’être travaillé manuellement. Il faut ensuite l’étirer au crochet pendant de longs moments afin de lui donner sa texture nacrée et satinée. Le passage à la rouleuse voit naître la Niniche, cette sucette primée « Meilleur bonbon de France ».



Rendez-vous à la Maison d’Armorine

La Niniche n’est pas si secrète. Vous pouvez explorer son atelier et y découvrir les anciennes machines de confiserie du début du siècle. La visite dure 40 minutes avec à l’appui une vidéo dans un charmant décor à l’ancienne. La découverte des ateliers s’accompagne d’une dégustation ; difficile alors de résister, même pour les moins gourmands. Des passionnés partageront leurs dernières créations. Aujourd’hui, les produits se sont diversifiés et la grande fierté de la maison, c’est le Salidou. Un caramel à tartiner… il n’y a pas de mots pour une telle douceur !


A Quiberon, sur la presqu’île éponyme, trois générations de confiseurs se sont succédé jusqu’à aujourd’hui. Les Niniches attirent de plus en plus de touristes en villégiature dans un lieu qui, en 1999, reçut le titre de Ville gourmande pour la qualité de ses produits.
Article publié le 13 octobre 2010

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