Apprivoiser le coquelicot sauvage pour en faire un bonbon !

A Nemours, on récolte chaque année entre mai et début juillet jusqu’à 350 kilos de coquelicots. C’est à l’ancienne que ces fleurs sont cueillies pour être transformées ensuite en arôme naturel.

Le calmant pour la toux de 1850 devenu aujourd'hui une confiserie très célèbre !
Le coquelicot éphémère, mais passionnel

En avril, ne te découvre pas d’un fil. Pourtant, c’est à partir de ce mois que le coquelicot, encore appelé Pavot Rouge, voit le jour sur les terrains vagues et sur les bords des chemins. En quelque temps et grâce à leur prolifération, les Pavots Rouges forment de grands tapis colorés visibles au loin.

Cette plante annuelle, d’apparence fragile, à la tige peu ramifiée, très fine et velue, pousse cependant facilement. Chaleureuse par sa couleur, à la fois délicate par son aspect et pénétrante, elle est fascinante, car paradoxale. Son rouge flamboyant n’a cessé d’inspirer les artistes, et notamment les impressionnistes.


De cette fleur éphémère, est né un bonbon qui a traversé les siècles et a perduré dans le temps. En effet, elle n’a pas inspiré que des peintres. Ses nombreuses vertus ont notamment conduit François-Etienne Desserey à créer le bonbon au coquelicot sous forme de pastille à sucer. Ses propriétés sédatives faisaient en 1850 du coquelicot un vrai calmant pour la toux et les irritations de la gorge. Peu à peu, maints confiseurs ont perpétué la tradition, avant qu’elle ne s’éteigne dans l’Entre-deux-guerres. Fortunément, en 1996, la chocolaterie Des Lis a fait renaître cette friandise d’antan tout en la modernisant.


Du coquelicot sauvage à la confiserie de Nemours


Pour confectionner ce bonbon, il faut d’abord recueillir les graines qui se trouvent au sommet de la fleur. A l’arôme de coquelicot et au sucre cuit, sa composition est typiquement traditionnelle. Sa forme plate, rectangulaire et aux angles coupés, semble aussi douce que sa saveur. A l’instar de nombreuses confiseries, le coquelicot de Nemours a son propre écrin. A la fois simple et discrète, sa boîte métallique et rectangulaire rassure de par ses couleurs rouge et blanche. Sur le couvercle, on reconnaît le château musée de Nemours, un édifice qui date du XIIe siècle.


Une variété de saveurs et de produits du terroir


Le coquelicot de Nemours est un souvenir original à emporter de la cité gâtinaise qui s’est indéniablement fait une spécialité du séduisant coquelicot, puisqu’on y vend aussi de la guimauve au coquelicot, des chocolats au coquelicot, du vinaigre de vin blanc au coquelicot, du sirop et de la crème toujours de coquelicot.


Cette confiserie ne manque pas de nouveautés ; vous pourrez y découvrir de vraies merveilles comme un palet de chocolat noir garni d’une crème de caramel au coquelicot.
Article publié le 8 octobre 2010

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  • Benjamin Tardy
    Benjamin Tardy
    J'y goûterais bien ! En trouve-t-on sur Paris ?

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