Tissus d’ameublement :18ème siècle au 18ème ardt ou des indiens aux indiennes

Le 18ème siècle est celui de la promotion des arts et de l’artisanat, celui où tous les métiers vont s’épanouir grâce aux manufactures royales créées par Colbert (dont les tapisseries d’Aubusson et des Gobelins).

Imprimés Olivades
Voir plus : tissus, tissus mural
Le 18ème... arrondissement est devenu une référence pour le tissu d’ameublement grâce au célèbre Marché Saint Pierre, dont l’offre s’est transformée, passant des fins de séries aux étoffes dignes d’un grand éditeur. Certains d’entre eux ont poussé la sélection de leurs produits jusqu’à faire appel aux mêmes tissages que les grands noms de la décoration de la rue du Mail ou de Fürstenberg.

Un petit voyage dans le temps pour mieux comprendre :

  • 1664, Colbert ministre des finances du Roi Louis XIV, crée la Compagnie des Indes.
  • 1667, il interdit l’importation des textiles britanniques dont l’origine est indienne.
  • 1669, il monte les ports francs pour favoriser les ateliers marseillais qui maîtrisaient la technique d’impression des indiennes depuis 1648,
  • aujourd’hui il reste de ce patrimoine des entreprises comme Soleïado et Olivades.
  • 1764 Les français créent Saint Louis, en souvenir des rois de France sur le continent Américain
  • 1746, création de la première usine d’impression d’indiennes à Mulhouse qui deviendra DMC, le plus grand groupe textile français.
  • Sans oublier Oberkampf qui s’installe à Jouy-en-Josas pour pouvoir nettoyer ses toiles dans la Bièvre qui y passe et emploiera jusqu’à 5 000 personnes, de nombreux documents seront rachetés par la maison Braquenié, aujourd’hui aux mains de Pierre Frey.
Revenons quelques année en arrières. Depuis longtemps, l’Europe importe des imprimés des Indes, la Suisse et l’Alsace relèvent le défi et à leur tour, travaillent le coton…. L’Alsace ne fait pas partie de l'hexagone à cette époque, et en 1746 on trouve des traces de la première manufacture d’indiennes par Samuel Ryhimer. Les suisses travaillent le bleu grâce à leurs importations d’indigo des Antilles, l’Alsace et Haguenau travaille le rouge garance.

Le musée de l’impression sur étoffes de Mulhouse présente « Rêve de cachemire, Cachemires de rêves » ou le châle imprimé, un joyau textile alsacien en collaboration avec Christian Lacroix du 13 novembre 2009 au 16 octobre 2010.
Le châle cachemire était à la mode pendant tout le 19ème siècle dans toute l’Europe. Il est apparu lors du retour des troupes de Napoléon Égypte, car si en Europe le châle est destiné aux femmes, en Inde, son pays d’origine, il est réservé aux hommes qui le portent en ceinture ou en turban. Il fait son apparition au 15ème siècle et provient du duvet de chèvres du Tibet. Une exposition exceptionnelle pour redécouvrir un trésor du patrimoine français.

Les Olivades, une affaire de famile.
Aujourd’hui, seules les Olivades sont toujours aux mains de la famille Boudin, descendants des créateurs de la manufacture en 1818 et héritiers d’un savoir faire qui à traversé le temps et les océans, avec leurs couleurs et leurs dessins typiques d’une autre civilisation mais qui a trouvé sa patte dans Sud de la France, jusqu’à en devenir une référence. On ne parle plus d’indiennes mais de tissus provençaux. Tous les imprimés Olivades sont uniquement réalisés dans les ateliers maisons, par une petite équipe de spécialistes.

Olivades est une marque implantée dans le monde entier, grâce à des agents ou à des points de vente grand public (un magasin pilote se situe 1 rue de Tournon 75006 Paris). Dernièrement, Jean François Boudin, l'actuel PDG, décide de donner un coup de jeune à cette vieille maison. Il réactualise le logo et fait appel à une styliste de renom Dominique Picquier qui a retravaillé le mode d’impression en ajoutant ses dessins et ses couleurs, une association très réussie.
Article publié le 30 novembre 2009

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire

Continuer sur les forums

Pour participer, inscrivez-vous ou connectez-vous avec votre compte Maison.com ou votre compte Facebook.