L’architecture du restaurant Lapérouse

Un monument du patrimoine culturel de la capitale grâce à une devanture, des intérieurs préservés.

Buste de femme et canapés de velours évoquant les heures galantes du lieu
Adresse mythique pour les Parisiens, Lapérouse éveille l’intérêt par son architecture qui a été fort peu touchée et dégradée par des transformations. Pourtant Viollet Le Duc aurait pu apporter sa patte dévastatrice à l’édifice, car il fut client de la taverne ancienne.

Avec des peintures bleues canard, la façade extérieure domine la Seine et les petits balconnets en fer forgé surplombent les lanternes anciennes peintes.

A l’intérieur, une confusion assez extrême des genres règne, même si l’ensemble demeure XVIIIème siècle ; mais c’est là le charme de Lapérouse. Aux fresques murales succèdent des enfilades de miroirs, des gravures anciennes et des marines (tableaux des bateaux du Comte de La Pérouse). Les sculptures coloniales laissent apercevoir corps ou têtes de « nègres », les boiseries alternent avec le cuir façonné de Cordoue et les immenses poutres de bois brut. Les plafonds sont bas, les couloirs étroits avec des demi-étages, les recoins innombrables, l’éclairage est tamisé et coquin. Lourd et bordeaux foncé, le velours habille bergères, gros fauteuils club et petits canapés intimes.

Quelques femmes en robe longue, des loups sur le visage : il est aisé le temps d’une soirée de revivre chez Lapérouse le temps des fêtes libertines d’antan.

Lapérouse
51, quai des Grands Augustins
75006 Paris
Tél / 01 56 79 24 31
Article publié le 10 janvier 2011

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