Pollock, fauteuil du grand patron

Charles Pollock s'était promis de créer une chaise de bureau influencée par le mouvement Bauhaus : de nombreuses variantes et à usages multiples. Son fauteuil édité par Knoll ressemble bien à une réussite !

Pollock Chair par Charles Pollock, chez Knoll. Piètement étoilé sur roulettes. Coque en polypropylène texturé teinté noir. Revêtement cuir. Accoudoirs en bakélite. Réglable en hauteur. Prix à partir de 4204 euros.
Sobriété élégante, confort chic, chrome et cuir, le fauteuil Pollock est taillé pour les grands. Sa prestance impose le respect ; le plus petit ouvrier y serait assis qu'on lui apporterait le café ! Mais exit les préjugés ! Ce fauteuil est avant tout une icône du design depuis 1965.

Son profil d'aluminium associe une coque en polypropylène et un capitonage en cuir ou en tissu. L'ensemble dégage une impression de coquille indestructible, mais luxueuse, telle une carapace dorée. Un écrin, en quelque sorte. Mais l'objet se trouve résolument masculin. Malgré ses courbes organiques, sa large assise et son cuir d'origine appellent à la sobriété, au travail. Le Pollock est un fauteuil de bureau. Mieux encore, un fauteuil imposant, statutaire !

On aurait pu attendre du frère du célèbre peintre, Jackson Pollock, un fauteuil dans la même veine abstraite. Une sorte de désorganisation de tissus, un piètement bancal, ou même une profusion de couleurs jetées négligemment sur une coque difforme... Son premier fauteuil pour Knoll, avec une structure en métal poli et un siège en lanières de cuir, aurait pu laisser penser à un tel rapprochement. Rien n'y fit, Charles Pollock créa son propre fauteuil, tout en finesse et en confinement.

Ce fauteuil a conquiert le monde des directions générales. Le Pollock est d'ailleurs devenu l'un des sièges de bureau les plus copiés au monde ! On le dit confortable, protecteur, et en même temps élévateur tel un piédestal. Depuis 1965, Knoll l'aura édité en de nombreux coloris uniques, avec ou sans accoudoirs. Quant à son confort, il reste inchangé depuis tant d'années. Le mouvement Bauhaus se fait entendre, Charles Pollock peut vivre heureux. Ne manque que le bureau en ébène pour s'accorder à son œuvre.

www.knoll.fr
www.charlespollockarchives.com
Article publié le 9 juin 2010

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