Tables gigognes en fête

Comme de petites poupées russes, les tables gigognes s’imbriquent les unes en dessous des autres. Retour sur ces petites tables basses modulables, véritables objets design en vogue.

Une simplicité épurée et cubique pour le modèle PK71 chez Republic of Fritz Hansen.
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Cet article fait partie du dossier Astucieuses tables gigognes

Le terme gigogne vient de l’expression populaire : « C’est une Mère Gigogne ». Apparu en 1602, la Mère Gigogne est un personnage du théâtre des Marionnettes qu’on représentait entouré de beaucoup d’enfants qui surgissait de ses grandes jupes, petits ou grands. Symbole de fécondité, on l’associa alors depuis le début du XXème siècle, par analogie, à la table qui héberge ses petites sœurs jumelles.

Depuis, la table gigogne, qu’elle soit traditionnelle, en bois (noyer, hêtre…) se modernise. Grâce à une nouvelle conception de l’espace, un travail sur le mouvement, la table gigogne a tapé dans l’œil des designers. Costantini avec ses modèles Dorena et Lazzaro, Bla Station et ses tables gigognes Bimbed et Bimbord revisitent le bois en lui donnant des formes arrondies ou plus travaillées. Un chef d’œuvre est la table gigogne Jardins Secrets de la marque Kafka goes pink par le designer Fady Saliba conçue de bois de noyer serti de nacre.

En verre, en acier ou tout simplement en plastique, les tables gigognes sont prisées pour leur exceptionnelle capacité d’adaptation aux petits espaces. Se déclinant en 2, 3 tables ou plus, en cas de besoin et au grès des envies décoratives, elles s’improvisent petites tables basses, annexes de canapés, supports pour plantes, étagères en décalé. Puis, elles reviennent à leur unité originelle en se rassemblant les unes en dessous des autres pour former une table de salon.

Le verre et son élégante transparence chez Menzzo. Modèle Verra. Existe en noir laqué.
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Le verre et son élégante transparence chez Menzzo. Modèle Verra. Existe en noir laqué.
©DR

Une vision géométrique, aérienne pour la création de Nendo pour Cappellini. Plateau en verre ultra léger, structure en acier verni : un jeu d’assemblage et de transparence qui rappelle les dessins labyrinthiques d’Escher.
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Une vision géométrique, aérienne pour la création de Nendo pour Cappellini. Plateau en verre ultra léger, structure en acier verni : un jeu d’assemblage et de transparence qui rappelle les dessins labyrinthiques d’Escher.
©DR

Les couleurs sobres ou flashy, les plateaux en verre laqués ou bois travaillés s’accordent au style de chaque intérieur. Les tables gigognes en verre poli ou dépoli, transparentes ou teintées en noir ont beaucoup de succès. On les trouve chez Menzzo avec le modèle Verra, chez Camif, modèle Saphir, chez BoConcept (modèles Occa 2010,2012, 2230) ou encore chez Drimmer et Artelano (éditeur français de mobilier contemporain depuis 1972). Le cube chez Busso, et le designer Bosco Fair, est noir, rouge ou blanc, couleurs passionnelles pour une géométrie féconde. L’acier de son côté est la star de Pulpo avec leurs tables gigognes zen et stylisées : Makrame flower et Makrame grafico. Il en est de même pour la marque Coco&co édition avec ses modèles Cubical et Minimal.

Certaines tables gigognes sont même revisitées et ne s’emboîtent plus comme celles en bois de chez Edito (modèle Samiel). De même, les tables 1010 Largo désignées par Peter Draenert en 1983, se présentent sous la forme de 3 petites tables de bistrot transparentes, fumées ou grisées qui s’emboitent à peine. Certaines se déploient comme une fleur s’épanouissant dans le salon comme chez Cinna avec son modèle Doc par le designer Evangelos Vasileiou. Chez Acrila, les modèles Grand soir et ceux de Sophie Villepigue sont en noir et blanc : ajourés avec arabesques pour les uns, aux détails or et argent scintillants pour les autres.

Graphiques, simples et carrées sont les réalisations de la table gigogne PK71 désignée par Poul Kjaerholm pour Republic of Fritz Hansen et la Thin Black Table désignée par Nendo pour Capellini.

Remarquables aussi sont les couleurs de la table gigogne ultra originale 519 Petalo désignée par Charlotte Perriand en 1951 pour Cassina ou de la Nesting table de Joseph Albers créée en 1927 lorsqu’il travailla pour le Bauhaus (Vitra).

Couleurs à la Mondrian pour le modèle Petalo désigné par Charlotte Perriand pour Cassina. Existe en noir.
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Couleurs à la Mondrian pour le modèle Petalo désigné par Charlotte Perriand pour Cassina. Existe en noir.
©DR

Et toujours dans la simplicité et à des prix beaucoup plus accessibles, Ikea nous enchante de ses modèles Klubbo et Styrsö et AMPM de ses tables Voyance et Fidèle en métal et en verre.

Le modèle Fidèle de chez AMPM : rondeur et rigidité du métal.
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Le modèle Fidèle de chez AMPM : rondeur et rigidité du métal.
©DR

La table gigogne organise l’espace, l’agrandit ou l’écrase et le transforme. Un mobilier fonctionnel et décoratif, ingénieux et évolutif au gré de nos envies.

 

www.pulpoproducts.com

www.menzzo.fr

www.camif.fr

www.costantinidesign.com

www.ikea.com/fr/

www.cinna.fr

www.cassina.com

www.fritzhansen.com

www.boconcept.fr

www.artelano.com

www.acrila.com

www.kafkagoespink.com

www.blastation.se

www.cappellini.it

www.draenert.de

www.laredoute.fr (AMPM)

www.ledito.com

www.busso.biz

www.cocodesign.fr

Article publié le 7 août 2011

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