du liège pour isoler sol sur terre plein

Discussion dans 'Travaux / Gros oeuvre' créé par mraous, 1 Avril 2011.

  1. mraous

    mraous Membre actif

    Bonjour,
    Malgré la richesse de ce forum (et d'autres...) ou peut etre à cause d'elle, je n'arrive pas à me décider.

    Dans une maison de 1900 (murs en moellons de pierre et mortier chaux terre), nous souhaitons refaire les sols sur 90 m2: casser la dalle ciment en place depuis 15 ans, pour installer un sol respirant et isolant (U de 0.2 environ).

    Dans les pièces où nous n'avons pas besoin d'inertie (Nord, utilisation ponctuelle), que penseriez vous de la solution suivante:
    Sur le sol terre battue mis à jour, épandre 20 à 25 cm de granulés de liège
    expansé.
    Noyé dans ce lit de granulés, des plots en béton de chaux venant supporter des lambourdes (rupture de capilarité entre plots et lambourdes assurée par flim étanche)
    Sur lambourdes arrivant à fleur d'isolant, plancher.

    Nos raisons :
    - la dalle ne joue pas de role structurel, on doit pouvoir s'en passer.
    - le granulat de liège devrait faire merveille pour la gestion de la vapeur d'eau, donc épargner un maximum de remontés capillaires dans nos murs.
    - la hauteur disponible est rentabilisée à fond pour l'isolation.
    - facilité de circulation des gaines
    Les questions que je me pose sont les suivantes:
    - Le granulat peut-il etre épandu à même la terre battue?
    - Quel est son comportement lorsqu'il est exposé à l'humidité: il laisse assez
    bien passer la vapeur d'eau, mais est-il sujet à des remontées capillaires?
    - le béton de chaux des plots peut-il inclure du liège (limiter le pont
    thermique) ou cela le rendrait-il trop fragile?
    - le plancher assurera-t-il une étanchéité à l'air suffisante pour que le liège en vrac isole effectivement?
    Dans certaines pièces (exposition sud, poele), nous aimerions favoriser une plus grande inertie thermique, en plaçant l'isolant sous une dalle afin de conserver la masse thermique de celle-çi à l'interieur du volume chauffé.
    Pour cela, nous nous demandions si la solution suivante était possible:
    Sur sol décaissé, rattrapper un niveau plat par un hérisson de faible épaisseur et de faible granulométrie
    Poser des panneaux de liège (16cm) voire des granules (20cm)
    Couler sur le lit de liège une dalle en béton de chaux ou béton de terre, + chappe + terre cuite.

    Les questions que je me pose:- le liège, en panneaux ou en granules, peut-il supporter le poids de la dalle? Ou bien la dalle fissurera du fait de la compression progressive du liège?
    - Meme si la dalle est perspirante, le liège sera dans un milieu humide et confiné: à priori, ce n'est pas un problème? Risque-t-on des remontées capillaires, avec les panneaux ou les granules?
    - compte tenu de la faible perméablilité du liège en paneau à la vapeur d'eau, l'employer n'annule-il pas le bénéfice de la dalle chaux?

    Enfin, une question concernant les panneaux de liège: pour une pose au sol, puis-je multiplier les couches (p.ex, 6 couches de 2cm plutôt que 2 couches de 6cm)? Cette solution est moins couteuse et me semble pouvoir limiter au maximum les ponts thermiques, y a-t-il des contres arguments?
    Merci par avance pour votre patience, et vos réponses!
    M
     
  2. mraous

    mraous Membre actif

    Oups, concernant ma dernière question, erreur concernant le prix: ça ne fait pas de difference notable de proceder par supperposition de couche. Est-ce plus interessant pour la gestion de ponts thermique à la jointure des plaques?

    Merci!
     
  3. chris86

    chris86 Membre

    Bonjour mraous,
    je voulais aussi faire un sol avec lambourdes sur plots, sans dalle*, et c'était possible, il y a bien une solution 'tout en un' :
    un hérisson drainant, pas capillaire, isolant, en mousse de verre, granulat 30/50 :
    20 à 25cm vous donneront un R de 2,3 à 2,9, mais à 26cm par ex. vous aurez R=3,4... (au-delà de 25cm vous aurez un lambda de 0,075 au lieu de 0,085 - le grain en lui-même c'est 0,045**)
    selon damage il faut compter entre 1.1 et 1.3m³ pour 1m³
    et sur la terre d'abord un géotextile

    (sans faire de pub, difficile... pardon, mais j'ai mis du temps à trouver tout ça, alors ai-je le droit d'aider un peu ?? Je tente, sans donner le site... vous pouvez voir des images ici : https://picasaweb.google.com/rgillenaves/Technopor?feat=flashalbum#5564375889735240290)

    ** données techniques là : http://www.nature-et-developpement.com/images/file/fichestechniques/Technopor/Donn%C3%A9es%20techniques.pdf

    (*finalement je ne mets pas de parquet sur lambourdes, mais des merrains sur chant (5cm) donc il me faut une dalle de chaux sur ma mousse de verre, j'en aurai moins épais mais supprimé aussi les ponts termiques des plots)

    (et sinon pour la question des dalles de liège, oui ils conseillent toujours la superposition de couches - décalées pour couvrir les joints)
    Ch.
     
  4. Calypso

    Calypso Monique Cerro

    Bonjour,

    je découvre la mousse de verre avec votre post chris86. Ma question est : c'est imperméable mais est-ce que c'est perméable à la vapeur d'eau ? Sinon, autant mettre des gravats de ciment....

    mraous: le liège en vrac est vraiment très léger : il se déplace autant que lorsque tu marches dans les billes de polystyrène. Pas du tout pratique au sol...
    Par contre on peut l'introduire dans la chaux pour faire les plots à condition d'en mettre peu et d'employer du sabkle avec beaucoup de galets et de gravier : le liège est un peu souple et les guides s'enfonceraient un peu.

    L'idée d'isoler sous la dalle semble intéressante mais une dalle doit être foncièrement solide. Je ne suis pas sûre que les plaques de liège lui assurent un support suffisamment stable.
     
  5. chris86

    chris86 Membre

    Bonjour Calypso,

    les gravats de ciment n'isolent pas :)
    Pour la perméabilité à la vapeur d'eau de la Mdv, dans "l'isolation thermique" JP Oliva la donne à un µ de 5 - voir aussi p.100 de l'édition 2010 et p.184 (ex. de sol à forte inertie).
    Et j'ajouterais, vu que c'est un hérisson, la vapeur d'eau passe dans les vides entre... (dans la doc, je cite, Pourcentage de volume vide après compression inférieur ou égal à 35%)

    Oliva dit que c'est une solution bien adaptée pour une isolation enterrée.
    Concernant le bilan environnemental (faut le chauffer), sur la fiche technique (http://www.nature-et-developpement.com/images/file/fichestechniques/Technopor/Pr%C3%A9sentation%20-%20Technopor.pdf) ils disent que pour la fabrication de leur Mdv ils n'utilisent que de l'électricité verte.

    Si vous voulez des précisions, le gars qui s'occupe de la France parle un français excellent et il est très gentil et patient ;) ... coordonnées ici :
    http://www.technopor.com/Franzoesisch/Granulat/Distribution___Commandes/France/
     
  6. mraous

    mraous Membre actif

    Bonjour et merci pour ces réponses!
    Calypso, Oliva est un auteur très intéressant édité par terre vivante, il faut le lire! :p:ROFLMAO:

    Chris, merci pour ta suggestion, la mousse de verre: des questions et de réserves... C'est vrai que le coté totalement insensible à l'eau ou à l'humidité est séduisant, autre point positif c'est recyclable et recyclé.
    Bon, les limites c'est que je ne trouve pas de fabricant dans le coin: faut-il aller en Allemagne ou en suisse pour s'approvisionner? Ça, ça m'embête...
    Un géotextile est-il perméable à la vapeur d'eau? Quel intérêt à le mettre sous un hérisson drainant?
    Autre chose: En visitant le site indiqué par chris, je vois dans la doc technique qui annonce du : "Valeur actuellement pas encore déterminée par métrologie mais donnée à titre indicatif pour le calcul de transmission de chaleur." C'est peut etre juste une traduction imprécise? Ou ça veut dire que ça n'a pas été mesuré sinon par le fabricant? Par ailleurs, je ne comprends pas que le lambda d'un matériaux puisse varier avec son épaisseur de mise en œuvre... :cautious: . Le lambda de la mdv, d'après Oliva, est entre 0,07 et 0,09, soit 35 cm dans le meilleur des cas pour une R de 5. Et pour continuer à citer Oliva, il évoque quand même un bilan environnemental assez mauvais...

    Du coup, je voudrais d'abord voir s'il y a de réelles raisons d'écarter les granules de liège, qui sont fabriquées et distribuées plus près de chez moi, sont plus perméables à la vapeur d'eau, plus isolantes (lambda de 0,45 pur les moins optimistes, soit 23cm pour une R de 5), moins denses, à peu près imputrescibles aussi. Chris, pourquoi conseilleriez vous la mdv plutôt que le liège?

    J'ai pris contact avec un fabricant, qui pense que les remontées capillaires sont un risque mais ne m'apporte aucune précision. Quelqu'un a un avis ou une expérience là dessus? Sinon je vais m'acheter un sac et faire un essai à petite échelle...

    Calypso: "le liège en vrac est vraiment très léger : il se déplace autant que lorsque tu marches dans les billes de polystyrène": il s'agit bien de le couvrir par un plancher, nous sommes d'accord? On marcherait donc sur le plancher. Y a-t-il un problème dans ce cas?
    Bien sur, l'option de la dalle chaux liège est intéressante, mais on perd énormément de résistance thermique sur une même épaisseur utilisée par rapport au lège en vrac.

    Si la proportion de liège est très faible dans les plots, je n'aurai guère de résistance thermique... Une idée de quelqu'un pour limiter l'effet pont thermique des plots?

    Calypso, votre avis va dans le même sens que celui du fabricant consulté depuis mon post: les panneaux de liège n'ont pas une résistance à la compression suffisante pour soutenir une dalle. D'où certainement le choix d'Oliva de conseiller la mousse de verre pour une isolation sous dalle.

    Toujours d'après le fabricant, une info que je n'avais jamais lue: panneaux de 20mm déconseillés (pas de certificat ACERMI), il est plus friable que les autres épaisseurs, moins bonne tenue. Nous déconseillons aussi la superposition de plus de 2 couches.

    Pardon pour la longueur, mais 1 questions reste toute seule sans réponse... : le plancher n'est pas étanche à l'air: du coup, la circulation d'air compromet-elle la capacité isolante du liège (comme un lame d'air ventilée sur de la laine de verre pex)? Conseilleriez-vous un film d'étanchéité à l'air perméable à la vapeur d'eau?

    Merci pour votre patience, et pour vos réponses!:)





     
  7. Calypso

    Calypso Monique Cerro

    Bonjour mraous,

    oui, oh très drôle !! J'adore Oliva !!! :love: Mais je ne "crois" pas à tout... de peur que les données changent d'un livre à l'autre et c'est un peu normal puisqu'on est dans des matériaux nouveaux et des techniques expérimentales :ROFLMAO: !!

    Trêve de digressions... Pour le liège en vrac tu parlais bien de l'épandre puis de poser un plancher : même entre lambourdes le liège en vrac est difficile à placer et à conserver placé : il vole pas mal et il faut donc être très au point.

    Si tu veux éviter les plots, prends des lambourdes de la hauteur requise soit 26 cm (il faut laisser une lame d'air entre l'isolant et le plancher).

    Je persiste quand même : le plancher bois en rez de chaussée et qui plus est au nord, possiblement humide, je trouve que c'est se compliquer la vie.
     
  8. mraous

    mraous Membre actif

    Bonjour Calypso,

    C'est vrai que ces valeurs discordantes en fonction de la source, c'est un cauchemard.

    OK je note pour la volatilité du liège en vrac, je vais voir. Que penserais tu de tendre une membrane d'étanchéité à l'air sur le liège, entre les lambourdes, pour d'une part éviter la circulation d'air et d'autre part le maintenir? Bon, on s'éloigne de la chaux, désolée...

    Pour les plots l'idée était de ne pas faire reposer le bois sur la terre battue, justement pour le protéger de l'humidité et de nos copines les termites du sud ouest. Et puis pour lui faire une assise solide. Peut-être que les plots pourraient être assez bas, p ex 10 cm audessus de la terre batue, et ensuite des lambourdes de 16 cm, en robinier ou chène.

    Je sais bien pour les parquets en rez de chaussée, mais ce qui me turlupine pour la dalle chaux c'est que le seul isolant qui aie l'air de convenir sous la chappe, le liège en panneaux, n'est que peu perméable à la vapeur d'eau... Alors en théorie on annule une grande partie du bénéfice de la dalle chaux, non? Bon, il est vrai qu'une dalle en ciment à un "mu" de 70à 130, le panneau de liège de 5 à 30, donc on a quand même un gain très net en passant d'un barrière "ciment" à une barrière "liège".

    Je m'apperçoit que je ne connais pas la perméabilité à l'air d'une dalle chaux. Si elle est comparable à celle du liège, mes réticences n'ont plus de sens! Quelqu'un a des données?

    Mraous
     
  9. mraous

    mraous Membre actif

    Pardon, la perméabilité à la vapeur d'eau, pas à l'air. Quelqu'un connait le "mu" d'une dalle chaux?
     
  10. Calypso

    Calypso Monique Cerro

    Bonjour,

    je ne connais pas le chiffre officiel (Oliva n'en parle pas !! :p). Je m'avance un peu mais je pense qu'un béton de chaux doit tourner, à mon avis, autour des 10.... je dirais de 7 à 15 par comparaison au béton de terre, au béton de chanvre et au béton de ciment ainsi qu'au mu des enduits chaux....et en envisageant qu'il soit fait avec de la pouzzolane ou sans....
     
  11. mraous

    mraous Membre actif

    Bonjour,

    Je suis étonnée de ne trouver aucune info sur le mu du béton de chaux. Alors même que c'est celle de ses caractéristiques qui justifie sont emploi en dalle en remplacement du ciment... Carrément, Oliva donne une seule valeur pour mortier chaux et ciment...:mad:

    Comme les enduits sont en chaux aérienne, ai-je raison de penser qu'ils sont beaucoup plus perméable que le béton de chaux NHL 3,5 ou 5? Est-ce pour cela que tu prends 7, mu d'un enduit chaux, comme valeur plancher? Et pourquoi 15 comme valeur max?

    Et au delà des chiffres (les valeurs sont tellement discordantes...:cry:), que se passe-t-il avec la vapeur d'eau qui a migré via la dalle et se retrouve bloquée par le liège? Il va y avoir condensation?

    Les murs sont en pierre+ mortier chaux+terre. La pierre ayant un mu plus élevé, la vapeur d'eau ou l'eau condensée va se répartir entre
    - la dalle lorsque celle-ci et son soubassement ne seront pas saturés.
    - les joints du mur

    Bien sur, le sol est sensé être sain et donc pouvoir réguler la vapeur d'eau coincée dans la dalle. Mais s'il est complétement sec, plus besoin de se poser aucune question, même le ciment fait l'affaire.

    Est-ce que placer une isolation verticale en liège entre la dalle et les murs pourrait contribuer à préserver ces derniers de la migration de vapeur via la dalle éventuellement saturée? Ou rendre la dalle ainsi flottante est un problème? D'autant qu'elle sera du coup maintenue dans une humidité constante. Si le liège y résiste, elle peut être moins?

    Autres questions, plus sur la mise en oeuvre:

    - A priori nous souhaiterions conserver SDB et cuisine en l'état. En cassant une dalle ciment, peut on imaginer épargner les canalisations en place? (on n'a pas de plans de l'installation)
    Entre la maison et le compteur d'eau, en extérieur, le sol est bétonné :eek:et nous souhaiterions vivement enlever cette ignoble croute. Même question, est-ce qu'on va forcément exploser les canalisations?

    - Si nous souhaitons d'ici quelques années agrandir une porte en faisant tomber un morceau de mur (pierre, 45 cm d'épaisseur): la reprise de la dalle chaux pour boucher le trou là où était le mur est-elle possible?

    Bien à vous tous,:)

    Marianne
     
  12. Calypso

    Calypso Monique Cerro

    Bonjour Marianne,

    il faut se dire que les dalles en béton de chaux sont une technique récente, de type expérimental, qu'elle n'intéressent qu'une toute petite marge de gens et que je ne vois pas quel investisseur serait intéressé par la recherche dans ce domaine... ;)

    Pour les µ : les chiffres que je t'ai donnés sont purement hypothétiques. Je me base sur les µ données à gauche et à droite sur les enduits chaux et les enduits ciment ainsi que sur les bétons de ciment et de chanvre . Et même ceux là : je ne sais pas de quels enduits chaux il s'agit et concernant les bétons de chanvre s'ils sont faits à la tradical dont on ne connait la composition que partiellement. Rien n'est précisé : CL 90 ou NHL pour les uns comme pour les autres. Je pense par contre que ceux qui concernent le ciment sont avérés... encore que.... Bref, tu saisis pourquoi je n'aime pas ces chiffres qui n'expliquent en rien les effets produits en réel. Aucun des chiffres dont nous disposons actuellement en ce qui concerne le bâti ancien et ses comportements, au thermique et à l'hygrométrie, ne sont totalement validés scientifiquement tant leurs données différent, même pour un même mode constructif.

    Ceci dit, je ne suis pas physicienne mais je me dis que si la dalle n'arrive pas à évaporer l'eau, ça va faire comme avec le ciment, c'est à dire s'évacuer par les murs. Une barrière superficielle de liège entre dalle et mur ne va pas suffire à les épargner : l'eau va remonter par capillarité dans le mur. D'où l'importance des revêtements sur les murs qui doivent absolument être en mesure d'évacuer cette eau. Ainsi donc, la question de la pose du liège sur la dalle reste pour moi limitée au chauffage au sol parce qu'il le faut. A défaut, autre solution pour un sol isolant : faire la dalle chaux liège en vrac en 20 ou 25 cm par exemple : on sait que ça respirera et on sait que ça isolera, moins, certes, mais quand même.

    On ne casse pas forcément les canalisations en détruisant une dalle ciment. Si c'est le cas, ça se change en introduisant la nouvelle dans la nouvelle dalle....

    Oui, le trou sera rebouchable....
     
  13. mraous

    mraous Membre actif

    Très bien, merci mille fois Monique.

    Il ne reste donc "plus" qu'à décider...

    Bons chantiers à tous.
     
  14. bocal.bocal

    bocal.bocal Nouveau membre

    Bonjour à Mraous et à tous,

    J'ai un projet similaire au votre (plancher massif en rez de chaussée, cloué sur lambourdes posées directement sur terre plein, avec pose de 10_15 cm de liege en vrac entre les lambourdes). Pour quel choix avez-vous finalement opté? Si vous avez opté pour cette solution sans dalle, pouvez-vous me dire comment vous avez procédé, et me faire partager vos conseils? Notamment pour ce qui concerne la ventilation sous le plancher.

    Merci d'avance!
     
  15. mraous

    mraous Membre actif

    Bonjour cher bocal.

    Je n'ai toujours pas opté, je décaisse! Ca laisse peu de place à l'exercice de l'intelligence. Cependant, quelques éléments: les fournisseurs de parquets ont du mal à valider cette mise en oeuvre. Ils déconseillent à peu près tous, y compris avec du chene. J'ai donc choisi de m'orienter sur du robinier, ou faux accacia, qui est un bois classe 4 sans traitement. Là encore, les fournisseurs sont frileux, beaucoup me déconseillent. Cependant, j'ai pu avoir des personnes spécialisées, qui m'ont dit qu'avec un bois de robinier bien sec, pas de probleme de mise en oeuvre à attendre. Cependant, c'est extremement cher car le bois est dur et difficile à travailler. Pour vous donner une indication: pour des plateaux de 26mm pouvant permettre d'obtenir 60m2, j'ai trouvé des plateaux de 26mm à 15 euros du m2, mais personne pour me les travailler (rabotté + rainure languette) à moins de 67 euros le m2 au final.
    Quel bois pensez vous utiliser?
    Vous pensez ventiller? A quelle solution pensiez vous pour ça?

    Cordialement

    MR
     
  16. bocal.bocal

    bocal.bocal Nouveau membre

    Merci Mraous,

    Je décaisse aussi... avec une mini-pelle de 72 cm, c'est relativement rapide mais quand même épuisant (brouettes). Je prévois de descendre de 20 ou 25 cm en dessus du niveau du sol initial (un mille feuilles ou j'ai retrouvé de belles tomettes enfouies et différentes couches de sable et de terre et par endroits une vieille dalle peu régulière mais très solide).

    Je pense fixer les lambourdes sur des plots isolés de l'humidité du terre plein par un moyen encore à définir (plots maçonnés sur des carrés de polyane et/ou contreplaqué marine), puis remplir l'espace entre elles avec du liège en vrac (5 ou 10 cm selon les moyens disponibles le moment venu, en laissant également dans tous les cas un vide d'air sous le parquet, et en posant sans doute un film respirant entre la terre et le liège). Sur les lambourdes, j'envisage de clouer du chêne ou du châtaignier, ou du mélèze P4. Pour la ventilation, je pense percer le parquet aux extrémités de la pièce (en apparent entre chaque lambourdes, avec de petites grilles). Je crois que cette pose de parquet sur lambourdes au rez de chaussée était une pratique assez courante autrefois. Un scieur et négociant en bois apparemment compétant n'a pas paru choqué par ma demande. La seule question selon lui est d'empêcher les remontées humides par capillarité.

    Je suis en Normandie, le climat est assez pluvieux et humide, mais la maison est bien orientée, mitoyenne d'un côté, et elle est bien drainée par l'extérieur. Le sol très argileux est humide, mais pas mouillé.

    De toute façon, il faudrait à la fois isoler et ventiler un maximum, ces deux exigences me semblent contradictoires!

    À suivre...

    Cordialement,
     
  17. mraous

    mraous Membre actif

    Des tomettes, quelle chance! Vous avez du etre content! Surtout après avoir pris la décision de mettre du parquet!;). Ça pourrait financer votre liège si vous les revendez!

    Pourquoi un film respirant entre la terre et le liège?Je pensais le poser directement puisqu'il est imputrescible et peu capillaire.Mais j'ai peu d'info sur la capillarité du liège en vrac: en avez-vous?

    Je me posais plutôt la question d'un film respirant sur le liège, pour éviter que poussière et acariens pénètrent dans la couche de granulés à partir des fentes du parquet: à long terme, ça risque de faire un milieu vraiment pas très sain non? Il faut dire que nous avions envisagé un plancher plutôt qu'un parquet. Du coup, on pouvait aspirer à travers les fentes: meme sans tout évacuer, on évitait une accumulation trop importante. Peut être qu'avec du parquet languettes, cette préoccupation n'a pas de sens. Du moins dans les premières années de sa vie... Qu'en pensez vous?

    Effectivement, la pratique existait autrefois. J'ai vu au pays basque (assez humide aussi!) un magnifique plancher en pin, de plus de trois siècles. Entretenu deux fois par an à la soude caustique!!! Mais j'ai aussi visité une maison où on passait au travers d'un parquet en rez de chaussée: termites ou moisissure du bois, je n'ai pas pu vérifier puisque je n'ai pas acheté cette maison. J'imagine qu'il faut passer le cap des 10 premières années: soit le bois était de qualité et bien sec et ça roule pour 300 ans, soit le bois est attaqué et le parquet est détruit, et nous n'en avons pas la trace aujourd'hui...

    Chêne ou châtaignier: non traité?

    Oui, isoler et ventiller, c'est le couple maudit. Une VMC double flux vient atténuer le paradoxe.

    Est ce que vous avez pensé aux bêtes et insectes? Ça me fait réfléchir car nous avons trouvé des galeries de rongeur en décaissant. Les fondations n'étant que très peu profondes, elles entrent sans soucis. Je m’inquiète donc un peu qu'elles puissent s'aménager des petits nids douillets dans le liège... A priori sans grand dommage, mais si elles viennent à pulluler ou à crever là, bonjour le tableau... Qu'en dites vous? Peut être qu'épandre un peu de chaux hydraulique à fond de fouille permettrait de durcir suffisamment la terre pour éviter que les rongeurs ne la traversent? Ça assainirait aussi l'ambiance pendant quelques années, le temps pour le bois de se stabiliser, ça me semblait pas mal.

    On m'a aussi souligné le fait que le bruit pourrait être un problème: du fait du vide d'air entre parquet et isolant, qui forme un volume unique, on risquerait d'avoir une très mauvaise isolation acoustique entre les pièces. Peut être faut-il marquer les seuils par un panneau de liège vertical?

    Enfin, j'ai fait faire une étude thermique, à l'issue de laquelle on me déconseille d'isoler le sol (n). Du fait de la perte d'inertie, le logiciel prévoit une augmentation de consommation suite à la pose de liège. Évidemment, nous sommes dans les Landes, le sol ne descend pas au dessous de 14-15°, c'est sans doute différent en Normandie. Mais je vous passe l'info...

    Moralité, je suis toujours un peu inquiète quand même pour cette solution... D'autant que notre région est infestée de termites.

    Donnez des nouvelles de votre projet!

    Cordialement

    MR
     
  18. sarmat

    sarmat Nouveau membre

    Bonjour,

    Nouvelle sur ce forum, je vais bientôt commencer des travaux dans ma maison des Pyrénées et ai donc parcouru bon nombre de vos discussions!

    Nous avons prévu de casser la double cloison des murs et la dalle existante en ciment.
    les couches du nouveau sol seront: un hérisson ventilé (15-20cm), un géotextile respirant, puis une dalle sable/chaux/ argile (10-15cm), un isolant (6-8cm?), un plancher chauffant sous une chappe chaux/sable (6-8cm) puis des tomettes.

    1- une partie de la maison est enterrée (2m de haut) donc le mur présente actuellement de l'humidité sur certains endroits. après avoir enlevé 10cm de dalle, on voit que le sol n'est pas sec non plus mais sur si peu on ne sait pas encore à quel point! Donc doit-on ajouter un drain d'eau et un drain d'air dans le hérisson? comment peut-on les placer? je pensais drain d'eau (drain routier?) au milieux du sol creusé plus bas et un drain d'air en serpentin sur tout le sol (drain agricole). ai-je bon là?

    2- Pour la dalle en billes d'argile, Est-ce mieux d'ajouter du sable pouzzolane à la place du sable normal à béton?

    3- Quel isolant à part 2 plaques de liège entrecroisées (mais pas très perspirante) peut-on poser sur cette dalle? qu'avez-vous opté comme solution finalement!? Et les dalles en liège au lieu des billes d'argile??

    Merci pour vos réponses et retours d'expériences.
     
  19. nicolas615

    nicolas615 Nouveau membre

    Bonjour Sarmat
    Je suis dans une situation très similaire avec un mur semi enterré et une dalle drainée en ciment, et je découvre l'autorénovation comme le bati ancien.
    qu'avez vous finalement fait pour traité cette situation? et quels sont les enseignements tirés?
    Merci beaucoup
     

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