Le démarrage d’une copropriété : les pièges à éviter

Lors de l’achèvement d’un immeuble à usage collectif, vient le moment de créer une copropriété. Mais il s’avère que le démarrage d’une copropriété comporte nombre de problèmes et de pièges à éviter.

La création d'une nouvelle copropriété au moment de l'achèvement de la construction d'un immeuble ou d'un lotissement nécessite d'être vigilant.

Le démarrage d’une copropriété est toujours difficile :

-  les problèmes forcément nombreux et complexes (malfaçons ; non-façons ; entreprises défaillantes...) ;

-  les copropriétaires ne se connaissent pas, et paraissent plus préoccupés par la prise de possession de leur logement que par les problèmes sur les parties communes ;

-  le syndic mis en place par le promoteur peut avoir un rôle négatif : protéger le promoteur ; transférer sur la copropriété des charges revenant en principe au promoteur ; engager la copropriété en signant des contrats de moyenne durée ;

-  l’ordre du jour de la première assemblée générale établie par le syndic de promotion peut receler de véritables et redoutables pièges : vote pour un contrat de trois ans du syndic ; ratification d’acte de gestion du syndic ; vote de travaux pour pallier à certains problèmes de construction et malfaçons, etc.

On le voit : il y a vraiment tout pour désespérer.

Que faire pour bien démarrer une copropriété et comment le faire ?

1.    essayez de rentrer en relation avec les autres acquéreurs le plus tôt possible (il y a des « blogs » pour cela), rien que pour échanger ;

2.    demandez au syndic quand aura lieu la première assemblée générale, et envoyez-lui sans attendre un contrat d’un autre syndic pour le mettre en concurrence (envoyez-lui par lettre recommandée avec accusé de réception) ;

3.    demandez au syndic QUAND aura lieu la réception de prise de possession des parties communes (pour pouvoir consigner par écrit TOUS les problèmes). S’il vous dit que c’est déjà fait, demandez le procès-verbal. S’il vous dit que ce n’est pas fait, demandez-lui la date et exigez (par écrit) qu’il vous convoque. Prévenez le maximum d’autres copropriétaires. Si vous ne contrôlez  pas le procès-verbal ou si vous laissez le syndic faire cette réception sans vous, vous aurez beaucoup de mal ensuite à corriger et rattraper les erreurs ;

4.    enfin, dès que vous serez averti de la date d’assemblée générale, allez contrôler les factures chez le syndic et demandez-lui les copie des contrats déjà signés : assurance, ascenseur, nettoyage, compteur d’eau, chauffage, etc.

 

Pour plus d’informations : 

ARC :   www.unarc.asso.fr

Editions Vuibert : www.vuibert.fr

Article publié le 2 octobre 2013

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