Le Musa, un nouveau look pour juin

La plante du mois de juin est le Musa ou « la plus grande herbe du monde », comme il est coutume de la surnommer. Car, contrairement aux idées reçues, le Musa, ou bananier pour les non-initiés, n’est pas un arbre mais une plante herbacée.
Mais qu’importe le débat en version petite, moyenne ou X-large, les Musa s’expriment en beauté et en modernité dans tous les intérieurs.

Le Musa, ou bananier d'intérieur
Originaires des Indes, le Musa est aujourd’hui cultivé dans toutes les régions tropicales de la planète. C'est à la fin du XIXe siècle que la culture de la banane se développe aux Caraïbes, puis en Amérique centrale avant de devenir une culture industrielle. Actuellement, la production mondiale est d'environ 40 millions de tonnes par an.


Une grande famille

De la famille des Musacées, le Musa est une plante vivace à grandes feuilles qui renferment jusqu’à 80 % d’eau. Il peut pousser dans le monde entier dès lors que l’atmosphère lui convient : chaleur et humidité sont les conditions idéales. La majorité des soixante espèces sont largement cultivées pour la production de bananes. Mais il en existe qui le sont pour leur intérêt ornemental. Celles-ci sont alors cultivées en serres dans les pays tempérés.

En tant que plante d’intérieur, le Musa présente des caractéristiques variées selon les espèces. Le Musa «Bananarama» possède des feuilles légèrement ondulées, alors que d’autres plus petites, comme le Musa «Dwaerf Chyla», ne dépassent pas les 30 centimètres et sont idéales pour les rebords de fenêtres. Le Musa «Dwarf Cavendisch» fait partie des bananiers les plus robustes, et le motif violet de son feuillage est très décoratif.


Des feuilles tout en contrastes

L’atout essentiel du Musa est sans conteste ses feuilles. Grandes et retombantes, elles peuvent atteindre, pour les plus grandes, jusqu’à 3 mètres de long et 1 mètre de large. Mais à cause du vent, elles sont souvent lacérées. En effet, les feuilles du Musa, pour autant qu’elles aient l’air robuste, sont aussi son point faible. Tendres et douces, elles peuvent se craqueler et se briser facilement. Bouddha avait d’ailleurs fait du bananier le symbole de la vanité des biens, de la fragilité et de l'instabilité des choses. Il faut donc rester prudent et lui éviter les forts courants d’air.

Son inflorescence, appelée « régime », est formée d'une série de spathes disposées en spirale qui porte à sa base des fleurs femelles qui produiront les bananes et à l'extrémité des fleurs mâles. La floraison se produit au bout de sept mois et les fruits mûrissent quatre mois plus tard. Ensuite, la tige meurt.

Pour garder le Musa en pleine forme, sa motte doit toujours rester humide. En hiver, il faudra diminuer l'arrosage jusqu'à le laisser sécher pratiquement complètement. Il supporte très bien la chaleur, mais beaucoup moins le soleil direct.

C’est ainsi que le Musa conserve sa beauté et apporte son look moderne dans la maison.
Article publié le 20 août 2010

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  • Benjamin Tardy
    Benjamin Tardy
    "Il peut pousser dans le monde entier dès lors que l’atmosphère lui convient..." Contresens, non ?

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