La vipérine, régal pour les insectes butineurs

Quand la nature s’éveille après les mois d’hiver, la vipérine se pare de superbes grappes de fleurs bleues. Ne craignant pas les environnements quelque peu hostiles, elle s’épanouit dans la rocaille ou au pied d’un simple mur. Prodigieusement mellifère, elle est pour les pollinisateurs source de nectar abondant pendant plusieurs semaines.

Nectar abondant de la vipérine qui en fait une des fleurs favorites des abeilles

Lorsqu’elle n’est pas désignée sous son nom latin, Echium plantagineum, l’origine étymologique de la vipérine reste confuse. Pour certains, elle aurait été baptisée de la sorte pour ses propriétés sédatives propres à soulager les morsures de serpents. Pour d’autres, c’est à la forme de ses fleurs de la gueule dudit reptile qu’elle doit son nom.

Entièrement couverte de poils rudes et piquants, la vipérine, rude dans ses atours, est à l’image du sol séchant duquel elle jaillit. Ses feuilles, étroites et allongées, sont munies d’un pétiole vers le bas de sa solide tige érigée, pouvant s’élever jusqu’à 70 cm de haut, et de sessiles plus haut.

Précoce, elle ne nécessite aucun entretien. Elle doit simplement être coupée dès la fin de sa floraison. Pour satisfaire l’appétit des pollinisateurs pendant tout l’été, procédez à des semis décalés et d’une densité peu élevée entre avril et juin.

Pour une ambiance champêtre, associez la vipérine, auréolée de belles inflorescences bleues réunies en épis lors de la saison estivale, aux coquelicots et aux layias.

www.prairiesfleuries.com

Article publié le 18 février 2011

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