Les pépinières et les serres de Vauville

Pour acclimater les boutures ou les plantes souvent trouvées très petites, pour multiplier ou faire repartir les semis naturels, le besoin de trouver l’abri d’une serre se fit vite sentir.

D'anciens poêles à charbon chauffent les serres en cèdre rouge canadien
En 1975 la première serre, fabriquée en châtaigner par le menuisier local, fut adossée directement sur le mur du château, au pied de la façade ouest pour profiter au maximum des rayons du couchant. La deuxième, en cèdre rouge canadien, fut montée dans l’année 1978. Chauffées par de braves poêles à charbon récupérés chez un ferrailleur, elles assurent en cas de besoin un hiver confortable aux plantes en devenir.

Devant trouver de l’espace pour stocker les productions des serres, c’est la surface bitumée de l’ancien tennis que, vers 1992, nous avons décidé d’implanter la pépinière. Les plantes y attendent sagement de grandir dans cette culture hors-sol avant d’être plantées dans le jardin et ses futures extensions. Les conditions parfois difficiles de chaleur et de vent endurcissent les végétaux et les préparent à une vie plus autonome.

Tout commence par la récolte des graines de palmiers, leur séchage et leur stockage au sec. Avant de les planter dans des terrines emplies de terre finement tamisée nous les faisons séjourner 24 heures dans le réfrigérateur pour provoquer un réveil tégumentaire qui améliorera la rapidité de germination. Lentement, car le trachycarpus n’est pas pressé, les graines vont germer et produire les petits plants qui seront après deux ans remportés dans des pots individuels. C’est tous les deux ans que nous changeons pours des pots chaque fois un peu plus grands des milliers de plantes, car ici il est inutile de planter trop petit, les conditions météorologiques de départ demeurant trop délicates. Elevée dans des conditions «hors-sol» difficiles, chaque plante doit savoir conquérir son indépendance, son autonomie, avant de vivre parmi les autres plantes du jardin.

Dans les anciens potagers, les carrés d’herbes aromatiques entourés de planches de bois sont réservés à la cuisine et aux tisanes de Cléophée. Les planches de fleurs à couper destinées à la maison ou aux amis ont remplacé les légumes dont bien souvent la masse nous submergeait. Il faut reconnaître que, passé une certaine échelle, on ne peut bien suivre à la fois les légumes des potagers et les différentes plantations du jardin.


Extrait du livre "Vauville, le jardin du Voyageur" aux éditions Aquarelles.

Jardin Botanique de Vauville
50440 Vauville
www.jardin-vauville.fr


Tél : 0033 (0) 2 33 10 00 00
Fax : 0033 (0) 2 33 10 00 01
Gare SNCF : Cherbourg – Cherbourg à Vauville : 18 km
Article publié le 6 février 2011

Articles à lire sur le même sujet

Ajouter un commentaire

Continuer sur les forums

Pour participer, inscrivez-vous ou connectez-vous avec votre compte Maison.com ou votre compte Facebook.